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| Drapeau |
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C'est le 15 février 1965, sur la colline du Parlement à Ottawa, que s'est déroulée la cérémonie d'inauguration du drapeau canadien, en présence du gouverneur général Georges Vanier, du premier ministre Lester B. Pearson et des membres du Cabinet, ainsi que de milliers de citoyens.
On descendit d'abord le Red Ensign, portant l'Union Jack et l'écu des armoiries royales du Canada. Puis, sur le coup de midi, on hissa l'unifolié. La foule entonna ensuite l'hymne national O Canada suivi de l'hymne royal Dieu protège la Reine.
Les paroles que prononçait en ce jour mémorable Maurice Bourget, président du Sénat, donnent un sens encore plus symbolique à notre drapeau : « Le drapeau est le symbole de l'unité de la nation, car il représente sans l'ombre d'un doute tous les citoyens du Canada, sans distinction de race, de langue, de croyance ou d'opinion ». La feuille d'érable : Les Indiens de l'Amérique du Nord, bien avant l'arrivée des colons européens, avaient découvert les propriétés comestibles de la sève d'érable qu'ils recueillaient chaque printemps. Déjà en 1700, selon de nombreux historiens, la feuille d'érable faisait figure de symbole canadien.
Le blanc et le rouge : couleurs nationales du Canada : L'histoire rapporte qu'à la première Grande croisade, Bohémond 1er, seigneur normand, avait fait découper des croix rouges dans ses manteaux pour ensuite les distribuer à 12 000 croisés qui les portèrent sur leurs vêtements comme signe distinctif. Aux croisades suivantes, chaque nation fut désignée par une croix de couleur différente. La France conserva longtemps la croix rouge sur ses bannières, tandis que l'Angleterre portait une croix blanche. Tour à tour, on retrouve dans l'histoire le rouge et le blanc comme couleurs de la France ou de l'Angleterre. Le rouge et le blanc furent approuvés comme couleurs officielles à la proclamation des armoiries royales du Canada par le roi Georges V, en 1921. En 1957, les trois feuilles d'érable qui figurent sur les armoiries du Canada sont changées du vert sur un champ blanc au rouge sur blanc, couleurs officielles du Canada. |
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Le drapeau royal de l'Union, généralement appelé « Union Jack », est en usage au Canada depuis l'établissement de la colonie britannique en Nouvelle-Écosse, vers 1621. Même si l'usage du « Red Ensign » s'est généralisé, de la Confédération jusqu'à l'adoption du drapeau national en 1965, le « Union Jack » a servi de symbole national officiel confirmé à partir de 1904. C'est le drapeau sous lequel les troupes canadiennes ont combattu au cours de la Première Guerre mondiale. Il est toujours présent au Canada, puisqu'il fait partie intégrante des drapeaux provinciaux de l'Ontario, du Manitoba et de la Colombie-Britannique.
Au Canada, on arbore le « Union Jack » pour deux raisons. Premièrement, c'est le drapeau national du Royaume-Uni et, deuxièmement, il symbolise notre appartenance au Commonwealth et notre allégeance à la Couronne, ainsi qu'en a décidé le Parlement le 18 décembre 1964. |
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| Armoiries |
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Dans les décennies qui ont suivi la Confédération, la question des armoiries du Canada n'avait pas rencontré l'attention qu'elle méritait. Les armoiries royales du Royaume-Uni étaient en effet utilisées pour identifier les propriétés du gouvernement du Canada. Après la Confédération, il fallait au Canada un Grand Sceau, et un modèle fut approuvé par un mandat royal daté le 26 mai 1868. Ce modèle montrait, en écartelé, les armes des quatre provinces de la nouvelle fédération : l'Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau- Brunswick. Il ne servit pas au Grand Sceau, mais fut graduellement adopté comme armoiries du Canada. (Pour une raison que l'histoire n'explique pas, un autre Grand Sceau a été adopté pour le Canada, représentant la reine Victoria sur le trône du couronnement; ce Grand Sceau est par ailleurs maintenant modifié au début de chaque règne, pour y montrer l'effigie du nouveau souverain).
La présente version des armoiries du Canada a été dessinée par madame Cathy Bursey-Sabourin, Héraut Fraser de la Direction d'héraldique au Bureau du gouverneur général du Canada. Cette version reproduit fidèlement les armoiries décrites dans la Proclamation royale du 21 novembre 1921. Ce dessin a été approuvé en 1994 et montre, derrière l'écu, un ruban portant la devise de l'Ordre du Canada. Cette version remplace le dessin antérieur de monsieur Alan Beddoe. |
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L'écu : Les armoiries du Canada reflètent les symboles royaux de la Grande-Bretagne et de la France (les trois lions royaux d'Angleterre, le lion royal d'Écosse, la fleur de lis royal de France et la harpe royale irlandaise de Tara ornent l'écu), au bas desquels se trouve un rameau de trois feuilles d'érable représentatif de tous les Canadiens et Canadiennes quelles que soient leurs origines. |
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Les trois léopards d'or de l'Angleterre : Le premier quartier renferme les armes d'Angleterre : sur fond rouge, trois léopards d'or (le lion passant la tête de front se nomme léopard en terminologie héraldique française). Le lion est le plus vieil emblème connu en héraldique et en tant que « roi des animaux », il fut choisi par les rois de Léon, de Norvège et du Danemark. L'origine des trois léopards d'Angleterre demeure cependant un mystère.
Au XIe siècle, Henri I, le « lion de justice », peut avoir été le premier roi à utiliser le léopard dans ses armes. Personne ne semble connaître la raison de l'apparition d'un second léopard, mais lorsque Henri II épousa Aliénor d'Aquitaine (dont les armes familiales portaient également le léopard), tout porte à croire qu'un troisième léopard fut ajouté aux armoiries d'Angleterre. Il ne fait cependant aucun doute que lorsqu'il mena ses troupes anglaises aux croisades, Richard I, "Coeur de Lion", portait un bouclier peint de trois léopards d'or sur fond rouge qui furent adoptés pour les armes royales d'Angleterre jusqu'à ce jour. |
Le lion d'Écosse : Dans le deuxième quartier se trouvent les armes de l'Écosse : sur un fond d'or, un lion rouge dressé sur sa patte arrière gauche, à l'intérieur d'une double bordure rouge ornée de fleurs de lis. Le lion d'Écosse fit probablement son apparition avec le roi Guillaume, appelé « le lion ». Il fut certainement utilisé par son fils, Alexandre III, qui fit de l'Écosse une nation indépendante. |
La harpe d'or irlandaise : Le troisième quartier reproduit les armes de l'Irlande : sur un fond azur, une harpe d'or aux cordes d'argent. Au nord de Dublin se trouve une colline du nom de Tara. Elle fut, pendant des siècles, la capitale religieuse et culturelle de la vieille Irlande. On peut encore y voir ce que l'on croit être la salle de banquet de 230 mètres des rois irlandais. Thomas Moore fait revivre l'histoire de ce site dans l'une des plus fameuses lyriques irlandaises commençant par ces mots : « The harp that once through Tara's hall the soul of music shed...» (La harpe qui autrefois déversa l'âme de la musique dans le hall de Tara). Il existe une légende, relatée dans « The Romance of Heraldry » de C.W. Scott Giles, qui nous raconte que cette harpe fut trouvée et remise au pape. Au XVIe siècle, lorsque Henri VIII réprima le peuple irlandais et désira être considéré l'héritier légal des rois de la vieille Irlande, le pape envoya la harpe en Angleterre. Henri en fit un emblème qu'il ajouta à ses armoiries faisant ainsi de la harpe le symbole de l'Irlande. |
Les fleurs de lis de la France royaliste : Le quatrième quartier est fait des armes de la France royaliste : sur un fond azur, trois fleurs de lis d'or. La fleur de lis fut le premier symbole héraldique au Canada. Le 24 juillet 1534, lorsque Jacques Cartier débarqua à Gaspé, il planta une croix sur laquelle il fixa le symbole de son souverain et de la maison royale de France. |
Les trois feuilles d'érable : La troisième partie de l'écusson renferme l'emblème du Canada; sur un fond argenté ou blanc, trois feuilles d'érable rouges sur une même tige. Au XIXe siècle, la feuille d'érable était devenue étroitement identifiée au Canada. Elle fut portée, entre autres, en tant que symbole du Canada, lors de la visite du prince de Galles en 1860. La chanson The Maple Leaf Forever écrite en 1868 par un enseignant de Toronto, Alexander Muir, était devenue la chanson nationale du Canada. Durant la Première Guerre mondiale, la feuille d'érable avait été adoptée pour l'écusson de plusieurs régiments canadiens. Trois feuilles d'érable furent donc ajoutées à l'écusson des armoiries pour le rendre distinctement « canadien ». |
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Le ruban : Sur avis du premier ministre du Canada, Sa Majesté la reine a approuvé, le 12 juillet 1994, que les armoiries du Canada soient augmentées d'un ruban portant la devise de l'Ordre du Canada. Desiderantes Meliorem Patriam. (Ils aspirent à une meilleure patrie). |
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L'heaume et les lambrequins : En héraldique, l'heaume ou casque est normalement placé au-dessus de l'écu des armoiries. Il ne sert pas uniquement à supporter le cimier, mais il a une signification bien particulière puisqu'il indique le rang des personnes possédant les armoiries. Sur le casque sont drapés des lambrequins. Ceuxci, à l'origine, protégeaient de la chaleur du soleil la tête et les épaules du porteur. On les retrouve aujourd'hui comme éléments décoratifs du cimier et de l'écu.
L'heaume dans les armoiries du Canada est un casque en or barré, présenté de face, et drapé de lambrequins blancs et rouges, les couleurs officielles du Canada. |
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Le cimier : Le casque royal, drapé de lambrequins blancs et rouges, est surmonté du cimier formé d'un tortil, ou bourrelet en torsade, de soie blanche et rouge sur lequel se tient un léopard d'or couronné et tenant dans sa patte droite une feuille d'érable rouge. Le lion est un symbole de bravoure et de courage, une bête puissante et un adversaire redoutable. Le cimier est le symbole de la souveraineté du Canada. On le retrouve depuis 1980 sur le pavillon particulier du gouverneur général. |
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Les supports : Les figures souvent féroces qui sont placées de chaque côté de l'écusson sont appelées « supports » en héraldique. Les rois d'Angleterre avaient choisi deux lions et les rois d'Écosse deux licornes. Le roi Jacques VI d'Écosse, en devenant Jacques I d'Angleterre, en 1603, prit pour supports un lion et une licorne. Le Canada adopta le même modèle. Du côté droit de l'écu, un lion tient une lance d'argent, à pointe d'or, déployant le drapeau de l'Union (Union Jack). Du côté gauche de l'écu, une licorne, dont la corne, la crinière et les sabots sont d'or, porte en collier, retenu par une chaîne, une couronne d'or faite de croix et de fleurs de lis, et tient une lance où est déployée la bannière de la France royaliste, soit trois fleurs de lis d'or sur fond azur. |
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La devise : La devise du Canada A Mari usque ad Mare (D'un océan à l'autre) vient du psaume 72, verset 8 (Et il régnera depuis une mer jusqu'à l'autre, et depuis un fleuve jusqu'aux limites de la terre). Cette phrase fut la première fois utilisée en 1906 sur la masse de la nouvelle province de la Saskatchewan. Ce fait intéressa sir Joseph Pope, alors soussecrétaire d'État, et les mots choisis l'impressionnèrent vivement. Il la suggéra comme devise pour les nouvelles armoiries, approuvées par décret le 21 avril 1921 et par une proclamation royale le 21 novembre de la même année. |
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Les quatre emblèmes floraux : L'emblème floral à la base des armoiries reprend les symboles royaux : la rose anglaise, le chardon écossais, la fleur de lis française et le trèfle irlandais.
- La rose anglaise : Lorsque Henri III épousa Éléonore de Provence, la rose dorée de Provence devint l'emblème floral de l'Angleterre. De cette rose dorée naquirent la rose rouge de la Maison de Lancastre et la rose blanche de la Maison d'York.
- Le chardon d'Écosse : Une légende raconte qu'en 1010, lorsque les Danois tentèrent de conquérir l'Écosse, ils profitèrent de la nuit pour attaquer le château de Stains. Pour éviter d'être trop bruyants, ils enlevèrent leurs chaussures. La garnison fut alertée par les cris des Danois qui, en sautant dans un fossé sec, tombèrent sur des chardons. Le château et l'Écosse furent sauvés et, on croit qu'en mémoire de cette nuit, le chardon devint l'emblème floral de l'Écosse.
- Le trèfle d'Irlande : Les légendes irlandaises laissent croire qu'en introduisant le christianisme en Irlande, saint Patrick utilisa les trois pétales du trèfle pour illustrer la Trinité. Ce serait la raison pour laquelle le trèfle devint l'emblème floral de l'Irlande.
- La fleur de lis : Par suite de son adoption par le roi de France, la fleur de lis devint également l'emblème de la France. Aux XIIIe et XIVe siècles, les trois pétales du lis de France symbolisaient la Foi, la Sagesse et la Chevalerie et, comme en Irlande, la Trinité.
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La couronne impériale : La couronne impériale surmonte les armoiries et indique la présence d'un souverain comme chef d'État du Canada.
La forme des symboles dans les armoiries peut être modifiée par un artiste puisque l'héraldique, en plus d'être une science, est également un art. Cependant, les symboles euxmêmes ne peuvent jamais être changés sans une approbation formelle. En 1957, lorsque les armoiries du Canada subirent quelques modifications visant à leur donner une apparence plus moderne et plus simple, le gouvernement remplaça la couronne des Tudors du dessin original de 1921 par une couronne représentant non seulement une des familles royales des souverains anglais, mais des siècles de rois et reines d'Angleterre. En conformité du voeu exprimé par la reine Elizabeth II, la couronne de saint Édouard est maintenant sur les armoiries du Canada; c'est cette couronne qui est utilisée lors du couronnement des rois et reines à l'abbaye de Westminster depuis des siècles. |
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| Cachet |
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Le Grand Sceau du Canada est apposé sur tous les documents d'État telles les proclamations et les commissions des ministres, des sénateurs, des juges et des hauts fonctionnaires de l'État fédéral.
Le Sceau, fait en acier d'une trempe spéciale, pèse 3,75 kilogrammes et mesure 12,7 centimètres de diamètre. Il remonte au début du règne d'Elizabeth II. Un nouveau sceau sera frappé pour son successeur.
Le Sceau porte l'effigie de la reine Elizabeth II assise sur le trône du couronnement à Westminster en grande tenue d'apparât, portant le globe et le sceptre.
Le Sceau actuel a été frappé à la Monnaie royale canadienne. L'inscription y figure en français et en anglais; auparavant, elle était en latin.
C'est le bureau du registraire général du Canada qui en a la garde. Le registaire général est aussi ministre de l'Industrie. |
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| Origine du nom |
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En 1535, deux jeunes autochtones indiquèrent à Jacques Cartier le chemin de « kanata ». Ils faisaient allusion au village de Stadacona, «kanata» étant simplement le mot qui désignait un «village» ou une bourgade dans la langue des Hurons ou des Iroquois. Faute d'une autre appellation, Cartier baptisa du nom de «Canada» non seulement Stadacona (emplacement actuel de la ville de Québec) mais également tout le territoire gouverné par son chef, Donnacona. Le nom en vint bientôt à s'appliquer à une région beaucoup plus étendue; en effet, sur les cartes de 1547, tout le territoire au nord du fleuve Saint-Laurent est appelé «Canada».
Cartier avait également surnommé le fleuve Saint-Laurent la «rivière de Canada», nom qui fut utilisé jusqu'au début du XVIIe siècle. En 1616, bien que la région fut connue sous le nom de Nouvelle-France, le territoire bordant la grande rivière du Canada et le golfe Saint-Laurent était encore appelé Canada.
Très bientôt les explorateurs et les commerçants de fourrures s'aventurèrent à l'ouest et au sud et le territoire connu sous le nom de «Canada» s'agrandit. Au début du XVIIIe siècle, ce nom désignait toutes les terres qui constituent maintenant le Middle West américain et s'étendent, au sud, jusqu'à la Louisiane.
Le nom « Canada » fut utilisé officiellement pour la première fois en 1791 lorsque la province de Québec fut divisée en deux colonies: celles du Haut-Canada et du Bas Canada. En 1841, les deux Canadas furent à nouveau unifiés sous le nom de Province du Canada. Au moment de la Confédération, le nouveau pays prit le nom de Canada. |
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| Hymne |
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Version française :
O Canada !
O Canada ! Terre de nos aïeux,
Ton front est ceint de fleurons glorieux !
Car ton bras sait porter l'épée,
Il sait porter la croix !
Ton histoire est une épopée
Des plus brillants exploits.
Et ta valeur, de foi trempée,
Protégera nos foyers et nos droits.
Protégera nos foyers et nos droits. |
Traduction en français de la version anglaise de l'hymne national :
O Canada, notre patrie et pays natal
Objet de l'amour patriotique de tous tes fils
Le coeur heureux, nous te regardons grandir
Pays du nord, puissant et libre
De loin et de partout, O Canada
Nous sommes prêts à tout pour toi
Dieu garde notre patrie glorieuse et libre
O Canada, nous sommes prêts à tout pour toi
O Canada, nous sommes prêts à tout pour toi. |
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| Animal |
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Le castor a été élevé au rang d'emblème officiel du Canada le 24 mars 1975, lorsqu'une « loi portant reconnaissance du castor (castor canadensis) comme symbole de la souveraineté du Canada» reçut la sanction royale.
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| Arbre |
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L'érable (genre Acer) a été officiellement proclamé emblème arboricole du Canada le 25 avril 1996. L'annonce en fut publiée dans La Gazette du Canada le 15 mai 1996.
Historiquement, dès les débuts du Canada, la feuille d'érable a été utilisée pour symboliser les Canadiens. À la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1834, elle fut proposée comme emblème du Canada. Le Canadien, journal publié dans le Bas-Canada, en fait mention peu après, soit en 1836, comme étant l'emblème parfait du Canada. |
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| Couleur |
Rouge et Blanc |
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L'histoire rapporte qu'à la première Grande croisade, Bohémond 1er, seigneur normand, avait fait découper des croix rouges dans ses manteaux pour ensuite les distribuer à 12 000 croisés qui les portèrent sur leurs vêtements comme signe distinctif. Aux croisades suivantes, chaque nation fut désignée par une croix de couleur différente. La France conserva longtemps la croix rouge sur ses bannières tandis que l'Angleterre portait une croix blanche. Tour à tour on retrouve dans l'histoire le rouge et le blanc comme couleurs de la France ou de l'Angleterre.
Le rouge et le blanc furent approuvés comme couleurs officielles à la proclamation des armoiries du Canada en 1921.
En 1957, les trois feuilles d'érable qui figurent sur les armoiries du Canada sont changées du vert sur un champ blanc au rouge sur blanc, couleurs officielles du Canada. |
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Tartan |
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- Feuille d'érable *
- Terre-Neuve *
- Ile-du-Prince-Édouard
- Nouvelle-Écosse
- Nouveau Brunswick
- Québec *
- Ontario *
- Manitoba
- Saskatchewan
- Alberta
- Colombie-Britannique
- Territoires du Nord-Ouest
- Yukon
* tartans non officiels
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Tartans officiels
Nouvelle-Écosse : le tartan de la Nouvelle-Écosse a été conçu par Mme Bessie Murray. Il fut inscrit auprès de la Cour du lord Lyon le 7 mars 1956 et adopté comme tartan officiel de la province en vertu de la Nova Scotia Tartan Act en 1963. On y retrouve le bleu, qui rappelle la mer et le ciel; le vert foncé et le vert clair, couleurs des arbres à feuilles persistantes et à feuilles caduques caractéristiques de cette province; le blanc des rochers et des vagues déferlantes du littoral; l'or, qui symbolise la Charte royale de la province; et le rouge, rappel du lion rampant qui figure sur ses armoiries.
Nouveau-Brunswick : Conçu par les artisans « loomcrofters » de Gagetown (Nouveau-Brunswick), le tartan de cette province a été officiellement reconnu par un décret du conseil en 1959. Il est inscrit auprès de la Cour du lord Lyon, Roi d'armes de l'Écosse. Dans ce tartan : le vert forêt rappelle l'industrie de l'exploitation forestière; le vert prairie symbolise l'agriculture; le bleu figure les eaux côtières et intérieures; l'or entrelacé dans le tissu fait allusion à la richesse potentielle de la province. Le carré rouge symbolise la loyauté et le dévouement des premiers colons loyalistes et du Royal New Brunswick Regiment.
Manitoba : Le tartan du Manitoba, conçu par Hugh Kirkwood Rankine, a été inscrit à la Cour du lord Lyon, Roi d'armes de l'Écosse, et a reçu la sanction royale le 1er mai 1962. Les carrés rouges représentent les colonies de la Rivière rouge; les carrés verts rappellent les ressources naturelles de la province; les carrés bleu azur sont un hommage à lord Selkirk, fondateur de la colonie de la rivière Rouge; les lignes vert foncé représentent les gens de cultures et de races différentes qui ont enrichi la vie de la province; enfin, les lignes dorées figurent les céréales et les autres produits agricoles du Manitoba.
Colombie-Britannique : Le tartan de cette province a été conçu par Earl K. Ward, de Victoria, et officiellement approuvé par le Comité du centenaire de la Colombie-Britannique chargé des fêtes de 1966-1967. On y retrouve le bleu de l'océan Pacifique, le vert des forêts, le rouge de l'unifolié, le blanc de l'emblème floral de la province (le cornouiller) et l'or de la couronne et du soleil figurant dans ses armoiries.
l'Île-du-Prince-Édouard : Le tartan de l'Île-du-Prince-Édouard a été conçu par Mme Jean Reid, de Covehead. Il a été adopté le 16 juin 1960, à la suite d'un concours tenu dans toute la province. Il contient du brun roux, qui représente le sol rougeâtre de l'île; du vert, qui en rappelle l'herbe et les arbres; du blanc pour l'écume des vagues et du jaune pour le soleil.
Saskatchewan : Le tartan officiel de la Saskatchewan, inscrit à la Cour du Lord Lyon, Roi d'armes de l'Écosse, a été conçu par Mme Frank L. Bastedo, épouse d'un ancien lieutenant-gouverneur. Il compte sept couleurs, soit : l'or, pour le blé des prairies; le brun, pour la jachère estivale; le vert, pour les forêts; le rouge, pour l'emblème floral de la province (le lys orangé); le jaune pour le colza et le tournesol; le blanc pour la neige et le noir pour le pétrole et le charbon.
Alberta : Conçu par l'Edmonton Rehabilitation Society for the Handicapped, le tartan de l'Alberta a été reconnu officiellement par une loi de l'assemblée provinciale, sanctionnée le 30 mars 1973. Ses couleurs principales sont le vert, qui symbolise les forêts de la province, et l'or, qui représente les champs de blé. On y retrouve aussi le bleu du ciel et des lacs, le rose, couleur de la rose aciculaire, emblème floral de l'Alberta, et le noir pour le pétrole et le charbon, ses ressources minérales.
Territoires du Nord-Ouest : Le tartan des Territoires du Nord-Ouest, conçu par Mme Janet Anderson Thomson, a été dévoilé lors de la 48e session du Conseil territorial, en janvier 1973. Ce motif de conception traditionnelle regroupe le vert et le brun, avec divers tons de rouge.
Yukon : Ce tartan a été conçu en 1965 par Janet Couture, de Faro, et officiellement enregistré, par lord Lyon, Roi d'armes au siège du registre de Sa Majesté, à Édimbourg, le 24 octobre 1984. Une loi à ce sujet a été adoptée pendant la quatrième session du 25e parlement, le 29 novembre 1984. La fierté des habitants du Yukon pour leur territoire se reflète dans les brillantes couleurs de leur tartan. Il s'agit d'un motif original, qui regroupe des rayures de diverses largeurs, dans des tons de vert, magenta, blanc, jaune et violet, sur fond bleu clair. Ce bleu représente les eaux cristallines qui coulent des glaciers et le ciel pur de la haute montagne. Le magenta est la couleur de l'épilobe, emblème floral du Yukon. Le vert symbolise ses immenses forêts et le violet rappelle la teintes des cimes sous le ciel du Nord. Le blanc représente la pureté des neiges hivernales qui couronnent les sommets et recouvrent les flancs des montagnes. Le jaune rappelle les longues soirées de douceur sous le soleil de minuit et les fameux gisements aurifères du territoire. |
Tartans non officiels
Feuille d'érable : Ce sont les couleurs que prennent les feuilles d'érable au fil des saisons qui ont inspiré le motif conçu par David Weiser en 1964, connu comme le « tartan de la feuille d'érable ». Il intègre le vert de l'été, l'or du début de l'automne, le rouge qui apparaît aux premières gelées et le brun des feuilles mortes.
Ontario : Ce tartan a été inspiré par l'écu de la province, l'Armorial Ensign, qui est reconnu comme symbole de l'Ontario depuis près d'un siècle. Le jaune y rappelle les trois feuilles d'érable qui figurent sur un fond vert dans les armoiries. Le rouge représente la croix de Saint-Georges. Le noir provient de l'ours, qui domine le cimier de l'écu. Le brun symbolise à la fois l'orignal, placé à la gauche de l'écu, et le cerf, à droite. Ces cinq couleurs ont servi à composer le tartan.
Québec : Le tartan du Québec a été créé à partir des armoiries de la province, qui sont un reflet de son histoire. On y retrouve les couleurs des trois divisions horizontales de l'écu. Le bleu rappelle le champ du haut (bleu avec fleurs de lys); le vert représente le rameau d'érable du bas, tandis que l'or symbolise le lion de la partie centrale, de même que la couronne de l'écu. Le blanc figure le listel portant la devise « Je me souviens ».
Terre-Neuve : Le tartan de Terre-Neuve a été conçu par un homme d'affaires de St. John's, Sam Wilansky, au début des années 1960. Il regroupe l'or, le blanc, le brun et le rouge sur un fond vert. L'or représente les rayons du soleil; le vert, les collines couvertes de pins; le blanc, le manteau de neige; le brun, l'île de fer et le rouge l'étendard royal, symbole d'une tradition farouchement défendue. |
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