La plaine centrale de Thaïlande

 
Cette région est bordée à l'Ouest par la chaîne montagneuse de Birmanie et à l'Est par le plateau de l'I-San (Nord-Est). Au Nord, la plaine s'étend jusqu'à Nakhon Sawan où les quatre rivières Ping, Wang, Nan et Yom se rejoignent pour former la Chao Phraya (la Rivière des rois) qui se jette dans le Golfe de Thaïlande. Dans cette partie sud, elle s'étire jusqu'à Prachuab Kirikhan, au delà de Bangkok, où elle ne mesure plus que 60 km de large, entre mer et montagnes.
La rivière Chao Phraya se coule généreusement au creux de la plaine centrale, véritable grenier à riz du pays. La région est propice aux autres cultures vivrières qui alimentent les villes. Les traditionnels marchés flottants tirent leur origine de cette topographie particulière où la terre et l'eau se complètent harmonieusement.
La plaine centrale est extrêmement riche en sites historiques : Nakhon Pathom, Kanchanaburi, Bang Pa-In, Ayutthaya, Lopburi et bien entendu Bangkok, la capitale de la Thaïlande.
C'est sur ce territoire de plaines, situé au cœur du royaume, qu'on cultive le plus le riz, la richesse nationale. Grâce aux nombreuses rivières (notamment la Chao Phraya) qui s'y trouvent, c'est l'une des régions les plus fertiles au monde.
 
 
Le sud de la plaine centrale
Depuis des siècles, la large plaine alluviale du Chao Phraya est le grenier à riz de la Thaïlande et sa région la plus densément peuplée. Le fleuve demeure un lien essentiel entre te coer historique du pays et la capitale actuelle, Bangkok. Celle qui la précéda, Ayutthaya, est le site touristique le plus fréquenté de la région. À Kanchanaburi, le pont de la rivière Kwaï attire lui aussi de nombreux visiteurs.
Ayutthaya fut un des plus grands centres commerçants d'Asie du XIVème au XVIIIème siècle, et la splendeur de ses temples et palais, construits au confluent de trois rivières, le Chao Phraya, le Lopburi et le Pasak, plongea dans l'émerveillement les étrangers attirés par ses richesses. Dévastée par les Birmans en 1767, l'ancienne capitale conserve de l'époque de sa grandeur, des vestiges disséminés dans la ville moderne. Ils attirent chaque jour des centaines de visiteurs faisant l'aller-retour depuis Bangkok. Autre but d'excursion très populaire, Kanchanaburi, à l'ouest de Bangkok, entretient le souvenir d'un épisode de l'histoire plus récent. la construction, pendant la Seconde Guerre mondiale, du "chemin de fer de la mort" rejoignant le col des Trois Pagodes à la des milliers de prisonniers de guerre occidentaux et de travailleurs forcés asiatiques. Le reste de la région possède peu de structures d'accueil touristiques et des villes comme Lopburi, riche de plusieurs prangs khmers, ainsi que le lieu de pèlerinage de Phra Phutthabat restent ignorés de la majorité des étrangers.
La vallée de la Khwae Noi, sur la route du col des Trois Pagodes, est plus fréquentée. Vastes forêts et prairies couvrent les collines qui l'entourent. Elles renferment deux réserves naturelles et les parcs nationaux d'Erawan, de Sai Yok et de Chaloem Rattanakosin. De l'autre côté de la Plaine centrale, à l'est, le plus ancien parc national de Thaïlande, Khao Yai, reste le meilleur endroit pour voir des éléphants sauvages, parmi d'autres animaux et oiseaux.
 

Lopburi

Connue sous le nom de LAvo à l'époque de Dvaravati, Lopburi devint un imprtant avant-poste de l'Empire Khmer entre le Xème et le XIIème siècle. Les prangs du Wat Phra Si Rattana Mahthat et du Prang Sam Yot datent de cette époque. Lopburi s'éfforça ensuite de conserver son indépendance face au pouvoir du royaume de Sukhotai. Un mariage scella l'alliance de Sukhotai avec l'Etat d'Ayutthala alors en plein essor. La ville connut son apogée pendant le règne de Narai qui y transfèra brièvement sa capitale en réponse à une menace de blocus naval des Hollandais. Il y reçut les envoyés de Louis XIV. La ville moderne, sans grand intérêt, s'est développé à l'est du quartier ancien.

Phra Prang Sam Yot

 
Cet ancien lieu de pèlerinage hindou se trouve à 200 mètres de la gare et constitue le monument de marque le plus réputé de LopBuri.
Cet édifice de latérite et de grès a été construit dans le style de Lop Buri et décoré de stuc. Les trois tours représentent la Trinité hindoue de Brahmâ le Créateur, Vishnu la Protectrice et Shiva la Destructrice. Au cours du règne du Roi Narai, ce lieu fut transformé en temple bouddhiste.

Wat Phra Si Rattana Mahathat

 
Ce temple bouddhiste caché derrière la gare a probablement été construit au cours du XIIème siècle. De nombreuses restaurations ont été faites au cours de l’ère Ayutthaya (1350-1767). Les prangs et chedis que l’on peut voir aujourd’hui ont été édifiés dans les styles Sukhothai et Ayutthaya.
 

Ayutthaya

Fondée en 1351 par Ramathibodi Ier (1351 - 1369) venu y fuir une épidémie de variole sévisant à Lopburi, la ville d'Ayutthaya s'affirma au XVème siècle comme la capitale d'un puissant royaume qui conquit Sukhotai en 1438. Les premiers Européens y arrivèrent en au début du XVIème siècle, et c'est principalement dans leurs récits que l'on peut appréhender la splendeur d'une cité qui compta jusqu'à 1 million d'habitants mais fut entièrement détruite par les Birmans en 1767.
Les palais et les temples en ruines attestent de la grandeur passée de cette "île" fantastique. En effet, à son apogée, au milieu du 17ème siècle, Ayutthaya avait tout d’une ville cosmopolite et constituait la plus grande puissance de l’Asie du sud-est. La province d’Ayutthaya recouvre quelque 2.556 kilomètres carrés et abrite plusieurs attractions ayant principalement trait à la royauté thaïe, passée et actuelle.

Wat Phra Si San Phet

 

Ce temple royal inspira la chapelle du Bouddha d’Emeraude de Bangkok et constitue le point d’orgue d’un complexe appelé couramment « L’Ancien Palais ».
Tout comme le complexe du Grand Palais de Bangkok, « L’Ancien Palais » était le lieu de résidence traditionnel des monarques d’Ayutthaya. Le complexe tout entier est dominé par les trois imposants chedis du style d’Ayutthaya de Wat Phra Si San Phet, entouré de plusieurs vestiges de salles de réunions utilisées pour : les cérémonies officielles, pour accueillir les émissaires étrangers, pour apprécier les parades militaires et processions des barges royales, ainsi que pour les loisirs.
Près de ce complexe se trouve la Phra Mongkhon Bophit Chapel qui abrite une représentation en bronze du Bouddha.

Wat Mahathat

 
Ce temple fut construit au cours du 14ème siècle par le Roi Ramathibodi Ier qui fonda Ayutthaya et en fit la nouvelle capitale en 1350.
 
 
Le nord de la plaine centrale
Plus on avance vers le nord dans la Plaine centrale et plus l'habitat devient clairsemé dans des paysages où prédominent les collines aux courbes douces et les rizières. La région compte peu de villes modernes intéressantes, mais les ruines de cités antiques continuent d'évoquer un passé plus mouvementé où des principauté et des cités États se disputaient terres et pouvoir.
Les visiteurs se dirigeant depuis Bangkok vers Chiang Mai, la deuxième ville de Thaïlande, tendent à négliger le nord de la Plaine centrale. Pourtant, cette région recèle des ruines comptant parmi les plus fascinantes de l'Asie du sud-Est.
Au XIIIème siècle, pendant le règne de Ramkamhaeng, la cité de Sukhothai exerça une influence qui déborda largement des frontières, actuelles du pays. Mais sa puissance ne dura pas et, au milieu du XIVème siècle, la région était redevenue un patchwork de fiefs plus ou moins rivaux. Les vestiges qu'a laissés ce royaume éphémère, dans sa capitale et dans les villes satellites de Kamphaeng Phet et Si Satchanalai, inspirent néanmoins toujours respect et admiration. Récemment restaurées, elles forment désormais des parcs historiques soigneusement entretenus. Parmi les autre centres d'intérêt figure Phitsanulok, ville ancienne qui joue aujourd'hui, à un noeud de circulation entre Bangkok et le Nord, le rôle de pôle commercial dans une région dont l'économie, principalement rurale, est basée sur la riziculture. À l'ouest et au nord-est, des reliefs plus accentué abritent plusieurs parcs nationaux et réserves naturelles, refuge d'espèces végétales et animale, menacées par les risques que font courir à leurs habitats Ie défrichage et l'abattage illégal des arbres. Près de la frontière, l'influence birmane a marqué Mae Sot et ses environs, l'architecture religieuse en particulier. Dans la ville elle-même, où règne un intense marché noir, se croisent Thaïs, Birmans, Chinois et monta gnards karens et shans.
 

Sukhotai : l'Aube de la Joie

Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'ancien Sukhotai s'étend à l'ouest de la ville moderne, dans une belle vallée dominée par des collines. Ses ruines évoquent avec force le royaume qui s'imposa à partir du XIIIème siècle face à un empire khmer en déclin pour jeter les bases de la nation, de l'art et de la culture siamoise. Son plus grand roi, Ramkamhaeng, lui assura la maîtrise d'un territoire débordant des frontières actuelles du pays.

Wat Mahathat

 

Le palais royal, de 160.000 mètres carrés, entouré de douves, abrite Wat Mahathat, le temple plus grand et le plus important de Sukhothai. De massives représentations en pierre du Bouddha président un ensemble de colonnes, de tours en forme de bourgeons de lotus et de pittoresques pagodes qui se reflètent dans les bassins à lotus.
Pôle spirituel du royaume de Sukhotai, le Wat Mahathat s'organise autour d'un chedi central elévé par Si Intharthit (vers 1240 - 1270), le premier roi de Sukhotai et reconstruit dans les années 1340 par Lo Thai (1298 - 1346) pour abriter les reliques du Bouddha. Quand il fut abandonné au XVIème siècle, le sanctuaire comptait quelques 200 chedis et de nombreux wihans et mondops

Parc Historique Si Satchanalai

 
Au XIIIème siècle, le royaume de Sukhotai consolida son pouvoir dans la Plaine centrale en fondant un certain nombre de cités satellites. Reliée à la capitale par une route royale, la Phra Ruang, Si Satchanalai fut la plus importante. Au centre, se serraient les temples dédiés au Bouddha puis venaient les remparts, la rivière, les rizières et enfin les collines boisées.

Wat Chang Lom

 
Construit pendant le règne de Ramkamhaeng, ce momunement fut sans doute le premier chedi de style sri lankais du royaume de Sukhotai. il sera beaucoup copié par la suite à Sukhotai et Si Satchanalai.
     
La Thaïlande