Le Nord

 
Enserré entre le Myanmar et le Laos, le Nord doit son relief relativement élevé aux contreforts de l'Himalaya. Des montagnes couvertes de forêts alternent avec les vallées verdoyantes, tapissées de rizières et de vergers. La civilisation thaïe s'est forgée, en grande partie, dans cette région où se succédèrent des royaumes aux traditions artistiques brillantes. Carrefour de populations et de civilisations, c'est aussi la région du "Triangle d'Or", point de convergence des trois pays Thaïlande-Laos-Myanmar que baigne le Mékong.
Le Nord a conservé une personnalité attachante qui justifie un séjour prolongé : des paysages somptueux, des tribus montagnardes intrigantes, des forêts où l'éléphant est encore utilisé comme animal de trait, des fêtes gaies et colorées, des cités anciennes et de nombreux monuments historiques marqués par les influences birmanes et laotiennes.
Mille raisons de suivre la route du Nord : Sukhothaï, Phitsanulok, Chiang Maï, Lampang, Nan, Chiang Raï, Mae Hong Son...
 
 
La région de Chiang Mai
Le nord-ouest de la Thaïlande, cœur de l'ancien royaume du Lan Na, a pour pôle la deuxième ville du pays, C iang Mai, réputée pour ses nombreux temples et son artisanat. Comme beaucoup de localités moins importantes de la région, elle s'étend dans une vallée verdoyante que dominent des montagnes densément boisées où plusieurs minorités ethniques essaient de préserver leur identité.
Le Lan Na Thaï, royaume du " million de rizières thaïes ", domina le nord de l'actuelle Thaïlande du XIIème au XVIIIème siècle, et les habitants de la région restent fiers de cet héritage qui a donné naissance à une école artistique originale, nourrie d'influences birmanes et laotiennes. L'artisanat reste aujourd'hui très vivant dans le Nord, et Chiang Mai doit beaucoup de sa renommée aux poteries, aux textiles, aux sculptures sur bois et aux pièces d'argenterie que proposent ses meilleures boutiques. Sa douceur de vivre en fait également une base agréable pour découvrir les montagnes des alentours et les villages qu'elles abritent. Les excursions (treks) à la rencontre des minorités ethniques isolées sont d'ailleurs devenues une importante activité touristique. Elles posent toutefois problème, car elles mettent en danger ces modes de vie ancestraux.
À l'ouest, près de la frontière, les villes de Mae Hong Son et de Mae Sariang semblent presque plus birmanes que thaïes, en particulier en raison de l'architecture de leurs temples. Ils possèdent aussi des chedis à toiture à degrés. Au nord, les immeubles en tek qui bordent les rues de Chiang Dao rappellent que cet arbre poussait jadis en épaisses forêts dans la région. Au sud, wats et musées permettent de découvrir l'art du Lan Na à Lam pang et à Lamphun, ville qui conserve également des traces du vieux royaume môn d'Haripunchai.
La plus haute montagne de Thaïlande, le Doi Inthanon, se dresse à l'ouest de Chiang Mai au sein d'un parc national qui possède de nombreux équipements On peut y découvrir de splendides cascades et une faune variée, notamment des centaines d'oiseaux migrateurs.
 

Mae Hong Son

Mae Hong Son, la petite ville perdue au fin fond des montagnes du Nord de la Thaïlande. Occupant un site superbe au sein d'une vallée entourée de montagnes boisées, cette paisible petite ville n'était au début du siècle dernier qu'un camp où l'on gardait des élephants. Aucune route asphaltée ne la relia à Chang mai avant 1965. Son architecture témoigne d'une influence birmane constante dans une province où Shans et Karens forment une grande part de la population.

Wat Phra That Doi Kong Mu

 
quiIl domine la capitale provinciale d’un point de vue situé au sommet de la colline fut construit par Phraya Singhanatracha, le premier roi de Mae Hong Son. Le temple offre une vue superbe sur la vallée de Mae Hong Son et les montagnes environnantes. De massifs lions en pierre montent la garde devant un escalier.

Wat Chong Kham

 
Ce sanctuaire construit par des Shans vers 1827 possède un chedi à toiture à degrés et abrite un bouddha assis très révéré de 5 m de haut.
 

Doi Suthep

La montagne très fréquentée du Doi Suthep fait partie du parc national de Doi Suthep-Doi Pui. Son sommet, 1 601 m, abrite le Wat Phra That Doi Suthep, l'un des sanctuaires bouddhistes les plus révérés de Thaïlande du Nord. Les épaisses forêts qui l'entourent sont le refuge de nombreux oiseaux.

Wat Phra That Doi Suthep

 
Ce temple qui constitue un repère visible est le plus important de Chiang Maï, et domine la ville depuis sa montagne boisée située à l’arrière plan. Wat Phra That Doi Suthep se trouve à 15 km de la ville, à 3.520 m au dessus du niveau de la mer, et date de 1383. On peut se rendre au temple à pied en gravissant un escalier escarpé comprenant 290 marches. Les moins sportifs pourront s’y rendre en funiculaire. La pagode dorée de ce temple renferme une relique sacrée du Bouddha et attire beaucoup de pélerins bouddhistes de tous les endroits du monde et toute l’année.Le temple érigé offre une plaisante vue de la ville de Chiang Maï et de ses alentours.
 

Chiang Mai : La Rose du Nord

Deuxième ville du pays, elle est située au Nord de la Thaïlande, dans le Triangle d’Or. Située à 300 mètres d’altitude et entourées de montagnes, le climat est plus doux que dans la plaine centrale. Chiang Maï se trouve à 700 km au nord de Bangkok, dans une vallée fertile à environ 300 m. au-dessus du niveau de la mer.
Sur le site où il avait conquis une implantation môn en 1296,à 700 km au nord de Bangkok, dans une vallée fertile à environ 300 m au dessus du niveau de la mer, le roi Mengrai fonde une "nouvelle ville", Chiang Mai, dont il fit la capitale du royame du lan na au détriment de Chang Rai. Elle devint pendant les règne de Ku Na (1355 - 1385) et de Tilok (1441 - 1485) un des grands centres du bouddhisme theravada, et nombres des wats que renferme son ancien quartier trovent leurs origines dans ces périodes.
Chiang Maï était la capitale de Lanna Thaï (Royaume d’un million de champs de riz), le premier royaume thaï indépendant au sein du fabuleux triangle d’or. Chiang Maï fleurit comme un centre religieux de culture et d’Echanges jusqu’en 1556 lorsqu’ une invasion birmane la réduisit en un état secondaire. Les Birmans furent expulsés en 1.785 où Lanna Thaï redevint une partie du nord de la Thaïlande. Les Thaïs de la plaine considèrent la ville et les provinces de Chiang Maï comme une sorte de Shangri-la, grâce à ses jolies femmes, à ses différents festivals, à ses temples historiques datant du XIVème siècle révélant leur beauté.

Wat Phra Sing

 
Bâti en 1345, ce temple possède avec le Wihan Lai Kham un magnificque édifice du style Lan Na. A l'intérieur, les peintures murales décrivent la vie quotidiennes dans Chiang Mai au XIXème siècle. Ce temple renferme la jolie chapelle de Lai Kham avec ses bois incrustés et ses fresques du style du Nord, ainsi que ses superbes inscriptions décorant un surprenant bas-relief.

Wat Chedi Luang

 
Ce temple est le site d’une gigantesque pagode d’origine de 90 m. environ qui fut partiellement détruite par un tremblement de terre en 1545.
Il fut un temps où Wat Chedi Luang accueillait l’image vénérée du Bouddha d’Emeraude, qui repose maintenant au Wat Phra Kaeo à Bangkok.
Un magnifique escalier orne le porche d’entrée de la chapelle.
 

Lampang

Située sur la rive sud de la Wang, affluent de la rivière Ping, Lampang est la seconde ville en importance du Nord de la Thaïlande.
Il y a 1.000 ans la ville était fortifiée, construite sur l'autre rive et comportait quatre avancées défensives.De nos jours il n'en subsiste qu'une et c'est là que se trouve le plus ancien temple de la ville, le Wat Phra That Lampang Luang.
Entièrement reconstruit dans les années 1500, il est particulièrement intéressant car très différent des temples habituels de par l'influence du style birman.

Wat Phra That

 
Ce sanctuaire, l'un des plus beaux du nord de la Thaïlande, occupe au sommet d'une éminence l'emplacement d'une ancienne forteresse du VIIème siècle. trois remparts en terre, séparés par les douves, la protégeaient, et il en subsiste des vestiges dans le village entourant le wat. les principaux édifices actuels datent de la fin du XVème siècle et ils nous sont parvenus parce qu'un héros local, Tip Chang, parvint à les défendre d'une attaque birmane en 1736. Leur architecture élegante offre un superbe exemple du style du Lan na et ils possèdent des intérieurs richement colorés. Derrière l'enceinte principale entourée d'un cloître, un musée abrite Phra Kaeo Don Tao, bouddha que la légende prétend ussu du même bloc de jadéite que le Bouddha d'Emeraude.
 
 
Le Triangle d'Or
La région la plus septentrionale de la Thaïlande doit son surnom de Triangle d'or au point de rencontre de trois frontières et aux fortunes qu'y rapporta la culture du pavot aux que les trafiquants, ce sont aujourd'hui les randonneurs en quête de tribus animistes qui sillonnent ses montagnes. Elle recèle aussi des trésors moins connus tels que les villes de Nan et de Phrae au sud-est.
La fertile vallée du Mékong, fleuve arquant au nord la frontière avec le Laos, offre un contraste frappant avec la beauté saisissante des montagnes qui entourent à l'est et à l'ouest le Triangle or, où flotte toujours un parfum aventure. Ici se trouvent les villages isolés où se cultivait jadis opium et où des ethnies animistes comme les Miens et les Akhas s'efforcent aujourd'hui de conserver leurs modes de vie traditionnels malgré tourisme et la pression du monde moderne. À Mae Salong, localité peuplée anciens soldats du Kuomintang et leurs descendants, résonnent encore s échos de la révolution chinoise.
Malgré quelques monuments et une longue histoire, la capitale de la région de Chiang Rai, manque de cachet, les villes bordant le Mékong, en particulier Chiang Saen et Chiang Khong, présentent plus d'intérêt. La plupart des visiteurs gagnent directement Chiang Rai depuis Chiang Mai puis se dirigent vers le nord, négligeant souvent l'est de la région. Recelant nombre de belles maisons de tek, la cité ancienne de Phrae, entourée de douves, reçoit ainsi peu de touristes, bien qu'elle soit aisément accessible depuis la Plaine centrale et Chiang Mai. Nan est plus difficile à atteindre, mais mérite elle aussi un détour, ne serait-ce que pour les peintures murales du Wat Phumin. Au nord-est, le parc national de Doi Phu Ka abrite de nombreux oiseaux.
Au sud de Nan, on peut découvrir hors des sentiers battus des paysages d'une rare diversité, depuis les curieuses formations géologiques de Sao Din jusqu'au vaste lac artificiel du Sirikit Reservoir.
 

Chiang Rai

Au coeur d'une région d'une saisissante beauté naturelle où cohabitent des groupes ethniques variés, la capitale de la province la plus septentrionale de Thaïlande parît loin de Bangkok, 758 km, et même de Chiang Mai.
Chiang Mai, seconde ville de Thaïlande, capitale du Nord, fut fondée en 1292 sur la rivière Ping par le roi Men Rai comme nouvelle capitale de Lanna Thai. Affaiblies par des conflits internes pour le trône et par l'oppression, la ville tomba aux mains des troupes Birmanes du roi Bayinnaung en 1558. Pendant plus de deux siècles (1558-1774), Chiang Mai fût sous contrôle birman. Les richesses de la ville déclinèrent, car les Birmans l'exploitaient à des fins militaires pour leurs guerres avec Ayutthaya. Finalement, les forces Thaï du Nord, alliées avec le roi de Thonburi, Taksin, chassèrent les Birmans en 1775. Mais la cité était si faible, qu'elle fut totalement abandonnée. Alliée aux Thaïs du Siam, Chiang Mai reprit des forces. Cependant, au 19éme siècle, l'intérêt croissant des Occidentaux pour les forêts de teck du nord, força le Roi Chulalongkorn (Rama V) du Siam à en prendre l'administration en 1892.
Chiang Mai est une ville construite sur les racines d'un héritage traditionnel, profondément ancré dans le temps. La cité a une grande personnalité culturelle propre. De plus, elle a la chance de posséder un cadre naturel majestueux et de grande beauté. La population elle-même est une partie inoubliable de Chiang Mai. Artisanats de soie, argent et bois sont des souvenirs intemporels pour des visiteurs du monde entier.

Doi Suthep - Wat Phrathat

Selon la légende, le site de temple fut choisi par un éléphant portant une relique sainte. Initialement la relique devait être enchâssée au Wat Suan Dok en 1371, mais elle se cassa en deux. Le deuxième morceau fut placé sur le dos d'un éléphant qui se mit a monter le Doi Suthep, s'arrêtant deux fois. Après trois jours l'éléphant atteignit finalement un terrain nivelé, en fit trois fois le tour, s'agenouilla et mourut. Un trou fut creuse sur le site pour la relique, qui fut ensuite couverte d'un chedi de plus de sept mètres de haut. Jusqu'a ce que la route ait été construite en 1935, les pèlerins devaient gravir a pied la montagne puis les plus de 200 marches du long escalier bordé de nagas pour atteindre le temple. Cet escalier fut initialement construit au milieu du 16éme siècle.
Le sanctuaire intérieur, cerné de murs, est entouré par une terrasse inférieure. De ce niveau il y a une excellente vue sur la ville et la vallée. Les fidèles aiment faire sonner les cloches et les gongs autour de la base du sanctuaire. Une statue de l'éléphant commémore la fondation du temple. Le sanctuaire intérieur est une des vues classiques de Chiang Mai. Un chedi plaqué d'or se trouve au milieu d'une cour carrée en marbre. Le chedi a atteint sa taille actuelle de plus de 16 mètres en 1525. Une balustrade autour de la base carrée du chedi entoure un chemin pour les rondes de dévotion autour du chedi (les femmes ne peuvent pas entrer dans cette partie). Des parasols, symboles de la royauté , sont placés aux quatre coins du chedi. La cour a pris sa forme actuelle en 1805.
Il est délimite par un cloître qui contient des images et des peintures murales dépeignant la vie de Bouddha. Au milieu des côtés est et ouest du cloître se trouvent deux viharn décorés. Les murs intérieurs de tous les deux sont couverts de fresques. Celles du viharn est montrent la légende de l'éléphant et de la relique, alors que ceux du hall ouest, le Vessantara Jataka. Les fidèles vont au viharn ouest pour recevoir les bénédictions et l'eau lustrale des moines assis sous un dais. Des côtés sud et nord du cloître, de plus petites chapelles sont le sujet de beaucoup de vénération. Les Thaïs se prosternent, puis secouent un gobelet contenant 28 bâtons numérotés pour voir lequel tombe le premier au sol. Une feuille prédisant l'avenir pour chaque nombre se trouve dans un casier voisin.
 

Phrae

Phrae est une des villes les plus anciennes de Thaïlande, un vieil établissement ayant été fondé dans la même période que Sukhothai et Chiang Mai, qui ont fait partie de l'empire Lanna-Thaï. La ville a été construite il y a plus de 800 ans, prétendument par Thaï Kern et le peuple Tai Lue. L'ancien nom était Wiang Kosai, qui signifie l’Étoffe de Soie. Phrae est probablement le meilleur secret gardé de la Thaïlande du Nord. C'est une province de richesses historiques, culturelles et naturelles non découvertes. C'est également une plaque de communications joignant les provinces de Sukhothai, d'Uttaradit, de Lampang, de Phayao et de Chiangrai.
Elle est entachée de romance et enchante ses visiteurs avec de célèbres légendes d'amour appelées " Phra Lor " (Histoire de Song) et " Phu Chana Sibtid ". Phrae offre beaucoup d’attractions uniques, comprenant le temple de style Birman Wat Chom Sawan, Wat Luang qui abrite un magnifique Bouddha d'or, le shrine sacré de Pra Choe Hae.
     
La Thaïlande