La Galilée

 

La vallée du Jourdain relie les deux mers intérieures du pays, la mer de Galilée (ou Lac de Tibériade) et la Mer Morte. Au nord-est, se trouvent le plateau du Golan et le massif du Hermon avec ses neiges éternelles.
Située sur l'artère principale qui reliait les anciens empires, la Galilée fut un champ de bataille où combattirent les pharaons, les rois bibliques, les Romains et les Juifs, ainsi que les chrétiens et les musulmans.
Plus récemment, les pionniers juifs ont triomphé de ce qui était devenu une région de marais et ont réussi à établir les premiers kibboutzim du pays - qui se sont depuis multipliés, occupant une grande partie de la Galilée. Des tribus de Bédouins parcourent encore cette région parsemée de villages arabes et druzes, blottis dans les collines.
La vallée de Jezréel est simplement appelée « la Vallée » ou, en hébreu, Ha'Emeq. La plus grande vallée d'Israël s'étend des collines de Samarie, au sud, jusqu'aux pentes de la Galilée, au nord.
Par sa situation stratégique sur l'antique via Maris, ce paysage, apparemment si tranquille, a été, à plusieurs reprises, la scène de batailles dramatiques. La bataille de tous les temps n'a pourtant pas encore eu lieu. Il s'agit de celle de l'Apocalypse (Jean 16, 16) où, à la fin du monde, s'affronteront, à Armagedon, les forces du Bien et du Mal. Armagedon vient de l'hébreu Har Megiddo (mont Megiddo), une cité érigée il y a 4 000 ans, et située au centre de la Vallée.
Un texte (en hiéroglyphes) gravé sur les murs du temple de Karnak à Louqsor décrit comment, en 1468 av. J.-C., une guerre fut menée contre Megiddo par Thoutmès III, puissant pharaon. Depuis, plus d'un personnage célèbre a connu un funeste destin sur cet ancien champ de bataille. Le roi Josias fut vaincu par les Égyptiens à Megiddo vers l'an 600 av. J.-C., en voulant leur couper la route de l'Assyrie : « Ses serviteurs ramenèrent en char, de Megiddo, son corps mort... » (2 Rois 23, 30). Pendant la Première Guerre mondiale, les Anglais lancèrent une attaque déc Turcs dans le passage d général anglais en sortit vit attribuer le titre de comte de Megiddo.

 
 
Le lac Tibériade
Rutilant comme une émeraude, sa surface lisse sertie dans l'auréole brune aux nuances violettes des montagnes environnantes, le lac de Tibériade est probablement le lac le plus impressionnant et certainement le plus grand du pays (21 km de long sur 11 km de large. Le lac de Tibériade est aussi connu sous les noms de mer de Galilée et mer de Ginnosar. En hébreu, on l'appelle le Kinneret, parce qu'il a la forme d'une kinnor, ou d'une lyre. Il y a environ 2 000 ans, voici comment l'historien juif Flavius Josèphe décrivait le paysage autour du lac « Admirable par sa beauté naturelle (...) De fait la région non seulement produit, contre toute attente, les fruits les plus divers, mais elle les fait durer. » Il n'est donc pas surprenant que ces rives fertiles soient peuplées depuis des millénaires. Les plus anciennes traces d'occupation remontent à environ 5 000 ans. Trois mille ans plus tard, le même lac assista à la naissance et à la propagation du christianisme sur ses berges (c'est ici que Jésus demanda à des pêcheurs de devenir des « pêcheurs d'hommes »), tandis qu'au sommet des falaises bordant le lac, des rebelles juifs tentaient de fuir les soldats romains.
 
 
Tibériade
 
Plus que tout autre lieu, Tibériade, la capitale du lac, incarne la « joie de vivre au soleil ». Grande ville de 30000 habitants, située à mi-chemin sur la rive occidentale du lac, Tibériade est devenue l'une des stations balnéaires les plus populaires du pays. Sur sa nouvelle promenade en planches bordée de restaurants de fruits de mer, vous pourrez savourer de succulents poissons saint-pierre, tout en admirant la vue sur le lac.
Tous les divertissements offerts par ce lieu de plaisance très apprécié peuvent faire oublier que Tibériade est considérée comme l'une des quatre villes sacrées juives. Les tombeaux de plusieurs grands sages de la tradition juive sont là pour vous le rappeler. C'est ici que sont enterrés, entre autres, l'éminent philosophe du XIIème siècle, Moïse Maimonide, et l'érudit autodidacte et martyr, Rabbi Aqiba.
Lorsque Tibériade (baptisée ainsi en l'honneur de l'empereur romain Tibère) fut fondée par Hérode Antipas dans l'année 20 de notre ère, elle ne réussit à attirer ni les Juifs ni les chrétiens pratiquants, car ils la considéraient impure, la croyant construite sur un ancien cimetière juif. Mais finalement, des raisons économiques et la purification symbolique de la ville par un rabbin eurent raison de cet état de choses. La ville connut un essor considérable pendant les ne et me siècles. Regroupant une population de 40 000 habitants, Tibériade devint le foyer de la vie académique juive. Ce fut à Tibériade que les érudits codifièrent les sons de l'écriture hébraïque (la « vocalisation »), et établirent le texte du grand commentaire de la Bible, la Mishna.
A la veille de la conquête arabe de 636, Tibériade se repeupla, mais fut de nouveau réduite en cendres en 1837, cette fois-ci par un tremblement de terre. Quelques juifs religieux reconstruisirent la ville, et, jusqu'en 1948, ils y vécurent paisiblement à côté de leurs voisins arabes, qui abandonnèrent la ville au moment de la guerre d'indépendance.
Les destructions répétées de la ville expliquent la manque de vestiges de son passé flamboyant. Quelques ruines de tours croisées parsèment encore ses rives, et une mosquée du XVIIIème siècle se dresse près du square principal.
Pour l'historien, comme pour l'hédoniste, la source thermale, située dans la périphérie sud de la ville, est le plus grand atout de Tibériade. Plusieurs légendes circulent sur l'origine de cette merveille de la nature. En réalité, ce sont les mêmes convulsions sismiques qui ont à la fois creusé, il y a des millions d'années, le rift du Jourdain, et provoqué la formation de ces dix-sept sources dont les eaux chaudes (60 °C) et fortement minéralisées jaillissent d'une profondeur d'environ 2 000 m. Depuis des siècles, on connaît et on exploite les propriétés thérapeutiques de ces sources.
 
 
Les Cornes de Hittim  
Les Cornes de Hittim se trouvent juste à l'extérieur de la ville. C'est ici qu'en 1187 les forces musulmanes de Saladin vainquirent les croisés dans la bataille décisive qui marqua la fin du royaume chrétien de Palestine.
 
 
Les falaises d'Arbel
 
Ce site servit de cachette aux rebelles lors de la révolte des Maccabées au IIème siècle avant J.C.
 
 
Capharnaüm
 
A l'extrémité nord du lac, se trouvent les ruines de Capharnaüm, l'un des sites judéo-chrétiens les plus importants de l'époque romaine. Après avoir quitté Nazareth, Jésus y résida quelque temps, dans la maison de son disciple Pierre.
C'est à Capharnaüm que Jésus accomplit la plupart de ses miracles : il y guérit un démoniaque (Marc 1, 23-26), la bellemère de Pierre (Marc 1, 29-31), un lépreux (Luc 5, 12-16), le serviteur d'un centurion (Luc 7, 1-10). C'est dans la synagogue de Capharnaüm que Jésus enseigna ses premiers disciples (Marc 1, 21). La ville, occupée jusqu'au IVème siècle apr. J.-C., fut ensuite laissée à l'abandon après l'invasion arabe à la fin du VIIème siècle. Ce sont les franciscains qui, à la fin duXIXème siècle, après avoir racheté le site, entreprirent les premières fouilles. Ils mirent au jour une synagogue de la fin du nie siècle environ, qui aurait été bâtie au même endroit que celle où prêchait Jésus. Juste à côté se trouveraient les fondations de la maison de Pierre, sur lesquelle furent construites plusieurs églises.
Du sommet d'une colline dominant le lac de Tibériade, Jésus proclama à une foule rassemblée au-dessous : « Bénis soient les humbles, car ils hériteront de la terre. » Cette phrase tirée du fameux Sermon de la Montagne est immortalisée dans la majestueuse église de Béatitudes, située, elle aussi, non loin de Capharnaüm.
 
 
Nazareth
Nazareth, ville chrétienne depuis les premiers temps du christianisme, fut tran formée en centre administratif de L Galilée par les croisés. Mais après h défaite des croisés au Cornes de Hittin en 1187, les chrétiens perdirent la ville qui sera en partie détruite en 1263 par le cruel Baibars. Ce n'est qu'au XVIIème siècle que les franciscains purent rétablir uni présence chrétienne à Nazareth. Jusqu'à la fin du mandat britannique en Palestine Nazareth fut la capitale administrative de la Galilée. Le 16 juillet 1948, la Hagam faisait son entrée à Nazareth.
La deuxième ville arabe après Jérusalem, fortement touchée depuis 1987 par la guerre des Pierres, est le berceau du christianisme. Après la fuite d'Égypte, la Sainte Famille s'installa à Nazareth, où Jésus passa son enfance Aujourd'hui, une vingtaine d'église; commémorent le passage du Christ.
 

La basilique de l'Annonciation

La monumentale basilique de l'Annonciation est la plus magnifique d'entre elles. C'est la plus grande église du Moyen-Orient. Commencés en 1962 les travaux furent achevés en 1969. Le architectes ont incorporé à cet édifice les vestiges d'églises byzantines antérieures. La basilique abrite deux églises : l'église inférieure et l'église supérieure. L'église inférieure marque le site où l'archange Gabriel aurait informé Marie que Dieu l'avait choisie pour porter son enfant Une série de muraux détaillés, provenant chacun d'un pays différent, illustrent cc événement à l'intérieur de l'église supérieure. Sur l'un d'entre eux, une Mari aux yeux bridés est vêtue d'un kimono dans un autre, elle porte un turban et un costume africain. Pour ne pas être e reste, les Américains ont produit une version extrêmement moderne de la Vierge.
 
 
Safed
 
A quelques kilomètres au nord-est du lac, se découpent les deux plus hautes cimes de la Galilée. Une indescriptible et mystérieuse aura semble en émaner, les faisant paraître encore plus élevées que leurs 1 170 m. La magie du mont Méron est attribuée au village légendaire qui lui fait face : Safed. Au XVIème siècle, un des grands poètes de Safed qui retournait dans son village, après une absence prolongée, rencontra sur son chemin une bande de voleurs qui menaçaient de le tuer. On lui accorda un dernier voeu. Prenant sa flûte, il se mit à jouer une obsédante mélodie de prière. La mélodie plut tellement aux chameaux qu'ils se mirent à danser, au grand effroi de leurs propriétaires qui prirent aussitôt la fuite. Quatre siècles plus tard, les notes de cette mélodie envoûtante s'égrènent toujours à Safed. Elles enchantent les visiteurs et rendent vraisemblables - au moins en esprit - les nombreuses légendes qui entourent cette ville magique.
Protégée par les cimes les plus hautes de la Galilée, Safed semble également protégée du passage du temps. Ses étroites petites ruelles pavées serpentent parmi les voûtes de pierre et s'ouvrent parfois sur les toits des maisons du XVIème siècle. Une ville moderne, d'environ 18 000 habitants, s'est formée autour de ce noyau originel. Mais au coeur de la vieille ville, la Safed de l'âge d'or ne semble pas bien loin. Quand, à la suite de l'Inquisition espagnole, des milliers de Juifs prirent la fuite, bon nombre d'entre eux finirent par s'établir à Safed. Les rabbins érudits de Safed furent tellement productifs qu'en 1563 la ville décida de fonder la première imprimerie d'Orient.
Ce fut ici que l'on compila le Shulhan Aroukh, le recueil de base des rituels juifs quotidiens. Cependant, ce n'était pas le domaine du prosaïque, mais celui du mysticisme, qui intéressait vraiment les sages de Safed. Cette ville les avait d'abord attirés par sa proximité avec la tombe du rabbi Simeon Bar Yochaï, ce sage du jje siècle, à qui l'on attribue l'essentiel du Zohar, le « livre de la Splendeur », le texte le plus éminemment mystique du judaïsme. Les sages de Safed, dans leurs efforts pour rapprocher le ciel et la terre, léguèrent de grandes oeuvres érudites et d'émouvantes poésies, mais aussi des légendes contant leurs mystérieux pouvoirs.
Lors d'un tremblement de terre, une des synagogues (Abohav) fut presque entièrement détruite : seul le pan de mur faisant face à Jérusalem demeura intact. Chaque synagogue ici est drapée du mystère de ses propres légendes. Toutes les synagogues ne sont pas d'origine médiévale, plusieurs ayant été détruites au cours des siècles et remplacées par des édifices plus modernes. Mais les quelques ruelles rayonnant de Kikar Meginim conservent le souvenir d'un lointain passé.
 

La colline de la Citadelle

La colline de la Citadelle, où abondent les vestiges des croisés, domine le centre de Safed. C'est un point de vue incomparable d'où vous pourrez contempler un panorama qui s'étend des pentes du Liban au lac de Tibériade.
 
 
Le plateau du Golan
 
Le Golan, massif sombre et menaçant, s'élève au-dessus de la vallée supérieure du Jourdain. Cet impressionnant château fort naturel a été destiné par l'Histoire à être le triste théâtre de guerres presque ininterrompues.
Pendant l'ère tertiaire, les plissements géologiques soulevèrent ce rocher de basalte dur de la croûte terrestre. C'est aujourd'hui un plateau incliné qui atteint, au nord, des altitudes supérieures à 1 000 m. Il s'étend sur 67 km du nord au sud, et sur 25 km d'est en ouest.
Israël considère aujourd'hui le plateau du Golan comme un territoire israélien. Et, en 1981, l'occupation militaire israélienne a été remplacée par une juridiction et une administration civiles. En termes pratiques, le Golan fait aujourd'hui autant partie d'Israël que le Néguev. Israël a justifié son occupation du Golan par la belligérance implacable des Syriens, qui se servaient du plateau comme base pour attaquer les populations israéliennes en contrebas. La Syrie ayant déclaré une guerre permanente à Israël, l'État d'Israël n'a pas intérêt à ce que cet extraordinaire avantage militaire se retrouve sous juridiction syrienne.
Le Golan a toujours été convoité à travers l'Histoire. A une époque reculée, il constituait la plus grande barrière naturelle franchie par la via Maris, cette « route de la mer » qui reliait l'Égypte au royaume de Mésopotamie en passant par la plaine littorale, la Galilée et le Golan.
Le quatorzième verset de la Genèse nous relate les luttes d'Abraham contre les quatre rois mésopotamiens qui, Kédarlaomer d'Élam à leur tête, pillaient le pays. Rassemblant trois cent dix-huit de ses meilleurs guerriers, Abraham pour
les envahisseurs et les surprit à Dan, à l'extrémité nord-ouest du Golan. Le patriarche chassa les brigands en déroute au-delà des plaines, jusqu'aux portes de Damas. Attribué à la tribu Menasseh pendant l'ère biblique, le Golan fut souvent perdu, puis repris par les Israélites au cours des siècles qui suivirent. La population juive du Golan s'accrut sous l'Empire romain. En 67 apr. J.-C., lors de la révolte juive contre Rome, plusieurs milliers de personnes trouvèrent une mort cruelle au cours de la bataille qui opposa Juifs et Romains pour le contrôle de la forteresse de Gamla.
Le massif changea souvent de mains au cours des siècles suivants, mais des fouilles archéologiques ont révélé la présence d'une population juive substantielle jusqu'à l'époque des croisades. Pendant les huit siècles qui suivirent, la région resta, en grande partie, inhabitée.
A la fin du xixe siècle, les Turcs ottomans au pouvoir essayèrent de repeupler le Golan avec des habitants non juifs, afin de créer une zone de protection contre les invasions venant du sud. Parmi les nouveaux résidents, on trouvait des Druzes, des Circassiens, fuyant l'invasion russe du Caucase en 1878, et des Turkmènes émigrant de l'Asie centrale.
Après la Première Guerre mondiale, le général britannique Edmund Allenby ayant chassé les Ottomans du Golan, le plateau fut inclus dans le mandat britannique de Palestine; mais, lors de la conférence de San Remo, en 1920, le Golan, tout comme la Syrie tomba sous la sphère d'influence française.
De 1948 à 1967, le plateau du Golan servit aux Syriens d'avant-poste et de base pour leurs opérations contre Israël. Les villages juifs de la vallée de Houla étaient constamment bombardés par l'artillerie installée juste au-dessus. Pendant les années 60, la Syrie transforma la région en zone militaire et mit en place d'imposantes fortifications.
La guerre finit par éclater le 6 juin 1967. Les Syriens lancèrent une attaque contre les kibboutzim Dan, Ashmura et She'ar Yashuv. Le jour suivant, l'assaut syrien fut freiné et, le 9 juin, les troupes israéliennes contre-attaquèrent, contournant les positions de défense syriennes. En 48 h, toutes les unités syriennes du Golan s'étaient enfuies ou rendues.
Au moment de la victoire israélienne, il ne restait au Golan que six villages habités, composés de cinq communautés druzes et l'unique village des Nousséries à Ghajar, ce qui constituait au total une population de 6 000 habitants. Dans les semaines qui suivirent, les kibboutzim israéliens commencèrent à établir des communautés soeurs dans les collines non habitées. La première fut Méron Golan, fondée en juillet de cette même année.
Au cours des années suivantes, la région accueillit des écoles, des hôpitaux, etc. Les méthodes agricoles israéliennes modernes augmentèrent de façon extraordinaire la production de nombreuses cultures, en particulier, celles des pommes, des poires, des pêches, des amandes, des prunes et des cerises. Tous les résidents du Golan furent intégrés au système de l'échelle des salaires israélien.
Mais la guerre éclata de nouveau le 6 octobre 1973, jour du Pardon pour les Juifs, alors que la plupart des troupes israéliennes étaient en permission. Le lendemain, les troupes syriennes occupaient presque la moitié du Golan. Le 8 octobre, Israël répliquait au cours de ce qui allait devenir la plus grande bataille de chars de l'Histoire. En une semaine, la Syrie perdit mille deux cents de ses mille cinq cents chars de fabrication soviétique. Le 24 octobre, les unités israéliennes étaient à portée de vue de Damas. Les Nations unies lancèrent alors un appel à la paix, auquel Israël répondit.
Ces dernières années, le Golan s'est taillé une nouvelle réputation, d'une nature plus pacifique, dans le domaine de la viticulture. Considéré comme le meilleur vin d'exportation israélien, le Yarden, produit sur les hauts plateaux, peut se comparer à quelques-uns des vins français les plus prisés.
 

Le mont Hermon

L'extrémité nord du Golan est dominée par le mont Hermon, le djebel et Shikh des Arabes, une immense montagne de 2 814 m d'où rayonnent plusieurs massifs. Le mont Hermon occupe une superficie d'environ 40 km sur 20 km et se partage entre le Liban, la Syrie, Israël et plusieurs zones démilitarisées sous la juridiction des Nations unies. A peu près 20 % du Golan se trouve sous contrôle israélien, dont le col Ketef HaHermon, « l'épaule d'Hermon », au sud-ouest, qui culmine à 2 200 m.
Les sommets les plus élevés du mont Hermon sont généralement couverts de neige toute l'année, et il neige chaque hiver au-dessus de 1200 m.
 
 
Banyas
Banyas, grâce à sa source, est l'une des attractions naturelles les plus populaires du pays, et ceci depuis des millénaires. Banyas est une déformation du mot grec Paneas (de Pan), et vous verrez, en effet, dans une grotte près de la source, les vestiges d'un vieux temple consacré à Pan, la divinité grecque des forêts. Cette réserve naturelle abrite également d'anciens vestiges des croisés. Mais le plus beau spectacle reste le paysage, avec ses magnifiques lauriers-roses sauvages en fleur et ses cascades qui dévalent la montagne.
     
L'Israël