Shanghaï |
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Sur la rive gauche du Huangpu, un peu au sud de l'embouchure du Yangtsé.
La plus grande ville de Chine : plus de 13 millions d'habitants, y compris la population de 10 cités industrielles satellites
et de 190 communes rurales, relevant de la municipalité autonome de Shanghai, qui administre un territoire de 6 340 km².
Municipalité sous contrôle du gouvernement central.
Depuis 1989, une des 14 villes côtières ouvertes.
Activité industrielle : chimie, machines-outils, pétrochimie.
Agriculture : coton, riz, blé.
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Il existait, depuis les Song, un petit port de commerce très bien situé, devenu assez prospère aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont la ville était protégée par une muraille presque circulaire de 4,5 km de circonférence. Puis, au traité de Nankin imposé par l'Angleterre en 1842, Shanghai est choisie pour être un des ports que la Chine doit ouvrir au commerce étranger, en particulier aux importations d'opium. Son développement ultérieur va dépasser les prévisions les plus folles.
Une concession britannique créée en 1843 deviendra vingt ans plus tard la concession internationale. En 1847, quelques Français fondent à leur tour, aux portes de la vieille cité fortifiée, une concession qui refusera la fusion proposée par la première. En 1895, les japonais obtiennent une zone bénéficiant de l'extra-territorialité.
Dans les années 1860, la grande armée des insurgés Taiping avait fait planer une menace sérieuse sur ces établissements, et même tenté - sans succès - l'assaut de la ville chinoise. L'euphorie revenue, toutes les puissances occidentales "jouèrent" Shanghai... sous la protection de leurs soldats et policiers.
Sur le front de mer, le célèbre Bund, une des grandes avenues du monde, bordée de gratte-ciel (en vérité assez laids), devient le symbole de l'impérialisme triomphant et l'artère principale du quartier des affaires et des banques, tourné vers le Huangpu où se croisent navires de guerre, cargos, paquebots, jonques et sampans. En 1910, une crise financière est surmontée et vite oubliée. La police de la concession française ignore, ou n'attache que peu d'importance, à la fondation du Parti communiste chinois, le ler juillet 1921 au 106 Wangzhi Road (aujourd'hui 76, Xingye lu). Ce n'est que cinq ans plus tard que la montée en force du mouvement ouvrier commence à inquiéter les milieux d'affaires. En mars 1927, les syndicats lancent l'insurrection contre le pouvoir des féodaux du Nord pour appuyer l'offensive de l'armée de Tchiang Kai-chek qui, le 12 avril, se retourne contre ses alliés et massacre quelques milliers de militants communistes. Il y aura encore de beaux jours pour les grandes sociétés capitalistes...!
En 1936, les 60 000 étrangers qui vivent à Shanghai (dont 20 000 réfugiés russes, 20 000 Japonais, 9 000 Anglais, 4 000 Américains et 2 500 Français) forment un petit monde clos adonné au culte de l'argent et du plaisir. Aucune ville au monde n'aura jamais autant de boîtes de nuit, de lupanars, de casinos, de prostituées (russes, chinoises, japonaises, coréennes, européennes). Banquiers, hommes d'affaires, aventuriers, compradores, gangsters, européens et chinois s'y entendent comme larrons en foire au milieu de 3 millions de miséreux... Le 13 décembre 1937, après quatre mois de résistance, Shanghai tombe aux mains de l'armée japonaise, mais les concessions étrangères conservent provisoirement leur statut et leurs privilèges. Après la capitulation du japon en 1945, l'administration de Tchiang Kai-chek revient et renoue avec les "années folles" jusqu'à l'entrée de "l'armée populaire de libération", le 28 mai 1949. Alors, bon gré mal gré, Shanghai doit se mettre à l'heure de la Chine nouvelle. Les étrangers rentrent chez eux, les capitalistes trop compromis choisissent l'exil, et la pègre connaît des années difficiles. Quarante-quatre ans ont passé et aujourd'hui encore Shanghai n'est pas tout à fait une ville "comme les autres".
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La vie traditionnelle s'est réfugiée dans l'ancienne cité qui, avant 1949, était réputée dangereuse pour les étrangers. La muraille qui l'entourait est aujourd'hui une avenue qui, au Sud, porte le nom de Zhonghua lu et, au Nord, de Renmin lu. Elle enferme un entrelacs de ruelles où les voitures ne peuvent entrer et où l'on découvre avec ravissement de vieux restaurants que l'on dirait sortis d'une estampe, des boutiques obscures où l'on vend des épices, du thé, des livres anciens, et une population très dense et bruyante.
Dans ce quartier, le Yuyuan (jardin de la joie), un jardin classique sur un plan réduit - "mont et forêt au coeur de la ville" -, qui remonte aux Ming. Dans un espace de 20 000 m² divisé en deux parties, il comprend des pièces d'eau, des massifs de bambous, des kiosques et des pavillons, dont le Tienzhouentang où la "Société secrète des petits couteaux" (Xiaodao hui) avait installé son quartier général pendant l'insurrection de 1853. A l'entrée s'élève le pavillon Wuxingting. À deux pas du jardin, on pourra visiter le temple des Dieux de la ville (Cheng huangmiao) et, attenant, le jardin des Nuages pourpres d'automme (Qiuxia pu), fondé au XVIe siècle. |
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Le temple du Bouddha de Jade
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Les bâtiments sont relativement récents puisqu'ils furent reconstruits vers 1918. Dans le premier bâtiment, situé à droite de l'entrée, trône une statue en bois d'un bouddha ainsi que celles, très menaçantes, de ses quatre gardiens. Dans le premier pavillon central, on peut voir la statue de Çakyamuni accompagné de ses disciples. Après avoir traversé la deuxième cour, il faut monter au premier étage du bâtiment suivant pour admirer le célèbre Bouddha de Jade.
Sur les côtés de la grande pièce court la bibliothèque qui renferme une très belle collection de classiques bouddhiques. La statue en jade du Bouddha assis ainsi que celle du Bouddha allongé, qui se trouve dans un autre pavillon, ont été ramenées de Birmanie à la fin du XIXème siècle par un moine chinois. Les salles latérales renferment également de très beaux objets religieux. |
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Le Jing'ansi est situé dans Nanjing xilu, à l'ouest de Nanjing lu, à l'angle de la rue Huashansi. Ce temple a une histoire qui remonte à 1700 ans, à l'époque des Trois Royaumes. Il est dédié à la déesse Guanyin représentée par une statue de marbre blanc tenant un lotus. Le bâtiment dédié au Bouddha Amitâbha (Nile) débouche sur une cour où se trouve l'attraction du temple : une dalle figurant un dragon. Les visiteurs doivent lancer une pièce dans la bouche du dragon et faire un voeu. Derrière, on pénètre dans la salle du Bouddha Çakyamuni entourée des dix-huit luohan avec un bas-relief d'inspiration birmane représentant la vie du Bouddha. |
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