Le Jiangsu |
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Province située sur les rives de la mer Jaune.
Bordée au nord par leShandong, à l'ouest par l'Anhui et au sud par le Zhejiang.
Superficie : 102 000 km².
Population : 68 millions d'habitants.
La plus forte densité de Chine : 667 habitant au km².
Capitale : Nankin.
Production industrielle : sidérurgie, machines-outils, industrie du tissage de la soie et du coton.
Villes principales : Suzhou, Wuxi, Changzhou.
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Située à l'est de la Chine, au sud-ouest de la province du Jiangsu. A 300 km au nord-ouest de Shanghai sur la rive méridionale du Yangtsé.
La création de Nankin en tant que ville murée remonte à la période des Printemps et Automnes (770-475 av. J.-C.). Le site de la ville fut occupé dès le IV` millénaire par des clans installés à Beiyingyang, près de la colline de la Tour du Tambour (Gulou). Elle apparaît pour la première fois dans l'histoire à l'époque des Printemps et Automnes. Elle se trouvait alors à la frontière de trois royaumes (Wu, Yue,
Chu). On raconte que les célèbres épées du roi de Wu auraient été forgées à l'emplacement de l'actuelle Chaotian Gong. Ayant conquis l'Etat de Wu, le roi de Yue commença à construire un mur de terre au-delà de la porte Zhonghuamen.
A partir du IIIème siècle ap. J.-C., la ville se développa et devint, sous le nom de Jiankang, la capitale des dynasties du Sud qui se succédèrent jusqu'à la réunification de l'empire sous la dynastie Tang. De cette époque, il reste cependant peu de choses : les tombes royales de la dynastie des Liang et la falaise des Mille Bouddhas à Qixiashan.
Sous les Sui et les Tang, la ville perdit beaucoup de son importance mais resta un centre florissant du bouddhisme. En 1368, Zhu Yuanzhang, fondateur de la dynastie des Ming, en fit sa capitale avant de reconquérir le Nord. La ville lui doit sa physionomie actuelle. Elle était alors traversée par de belles avenues pavées de marbre et le palais impérial était construit selon un plan qui inspira par la suite les architectes de la Cité impériale de Pékin. Il en reste aujourd'hui peu de choses. Une fois installés à Pékin, les empereurs Ming continuèrent toujours à considérer Nankin comme une seconde capitale.
Les ateliers de tissage étaient alors nombreux à Nankin, de même que les fours à céramique, sur la colline de Yuhuatai, contribuant à l'essor économique de la ville.
L'année 1840 vit éclater la guerre de l'Opium et c'est à Nankin que sera signé le premier des « traités inégaux ».
En 1853, l'armée des insurgés Taiping fit de Nankin leur Capitale céleste. Elle le resta jusqu'en 1864, année où la répression causa dans la ville des dommages terribles.
En octobre 1911, la révolution « bourgeoise », conduite par Sun Yatsen, mit fin à l'empire, et Nankin fut choisie comme capitale provisoire. Après le succès de l'expédition du Nord menée contre les Seigneurs de la guerre par le Guomindang et le PCC associés, Chang Kaï-chek s'installa dans l'ancien palais du roi céleste Hong, le chef des Taiping. Nankin restera la capitale du Guomindang et, pour les autorités de Taiwan, elle est encore la capitale de la Chine. Les japonais occupèrent la ville le 12 décembre 193,7 et massacrèrent plus de 200 000 civils. Cet épisode sanglant est retracé dans un musée ouvert récemment pour commémorer le drame. Le gouvernement nationaliste revint à Nankin en 1945, après la défaite des Japonais, et y resta jusqu'à ce que les communistes prennent possession de la capitale en avril 1949. Nankin n'est plus depuis qu'une capitale de province, mais reste l'un des points forts de l'armée qui y a installé l'une de ses plus importantes garnisons. En 1976, Nankin fut la première ville à manifester son opposition à la dictature de la bande des Quatre, en affichant des mots d'ordre incitant à la lutte sur tous les trains en partance, et contribuant ainsi aux événements de Tian'anmen qui éclatèrent quelques jours plus tard.
Aujourd'hui, la ville compte plus de 2 000 usines qui emploient 500 000 ouvriers. L'université de Nankin est l'une des plus importantes du pays. A l'ombre de ces deux cent mille platanes, l'ancienne capitale reste cependant bien silencieuses quand tout le reste de la province est pris dans la frénésie mercantile de la réforme. |
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Le Gulou est situé non loin de la tour de la Cloche, comme dans toutes les villes ; elle se trouve à l'emplacement des remparts septentrionaux. Elle était autrefois munie d'une clepsydre et d'un tambour de veille. |
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Au sud-ouest de la place du Gulou, vers les remparts de l'ouest, s'étend une zone de collines boisées, où se trouvent l'université de Nankin et le grand stade de Wutaishan. Sur la colline Qingliang, on pénètre dans un magnifique parc qui abritait autrefois des résidences d'été permettant de fuir les fortes chaleurs.
Derrière le parc, sur les contreforts des remparts de l'ouest, on peut voir les fondations de la Muraille de pierre (Shitoucheng) qui fut construite à la fin de la dynastie des Han de l'Est (212 ap. J.-C.).
En revenant vers le parc, on arrive sur une grande artère, la Hankou lu. Sur la droite, au 74 de la Tangzi jie, se trouve l'ancienne résidence d'un fonctionnaire Taiping. L'intérieur est orné de fresques de cette époque. |
Le Palais qui fait face au ciel
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En poursuivant dans la Tangzi jie, on débouche sur le Chaotiangong, au sud de la colline du même nom. C'est ici, à l'époque du royaume de Wu, qu'étaient rassemblés les forgerons. Le lieu s'appelait alors « ville de la forge ». Sous les Song, on y construisit un palais qui prit son nom actuel au début de la dynastie Ming. Les bâtiments sont aujourd'hui occupés par des musées. Les anciens du quartier aiment à se rassembler sur la place, tandis que des enfants s'entraînent le soir au wushu, art martial chinois. |
Le quartier du temple de Confucius
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Si vous continuez au-delà de Chaotiangong, vous pénétrez dans la vieille ville chinoise. C'est un quartier sillonné de canaux qui s'étend autour de deux axes, la Zhonghua lu et la Jiankang lu, et qui est bordé au sud par les murailles de la ville.
Le quartier est devenu une attraction de Nankin, depuis qu'il a été très joliment reconstruit dans le style des Ming et des Qing. C'est l'un des endroits les plus animés de la ville où sont concentrés les boutiques d'artisanat, les marchés, les restaurants... C'est aussi le centre de la ville nocturne de Nankin.
Le temple de Confucius (Fuzimiao), qui a donné son nom au quartier, fut construit au xi, siècle, puis détruit à plusieurs reprises lors des guerres et des révoltes. Le bâtiment actuel est une construction des années 50. Le sud du quartier est fermé par la porte du Sud (Zhonghuamen). C'est un ensemble de quatre portes à deux étages, véritable forteresse qui pouvait abriter 3 000 soldats. Aujourd'hui, une partie est occupée par des boutiques de souvenirs et des bars où il fait bon prendre le frais. La porte donne accès au mur de la ville sur lequel on pourra faire quelques pas. |
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Au numéro 292 de la Chnagjiang lu se dresse l'ancien siège du Guomindang qui fut installé à l'époque dans l'ancienne résidence du « roi » Taiping, Hong Xiuquan.
Cette résidence fut entièrement détruite en 1864 lors de la répression qui suivit la révolte. Le seul vestige est un bateau de pierre à l'intérieur du jardin. Le site ne se visite malheureusement pas car il accueille aujourd'hui les membres de l'Assemblée consultative du Jiangsu. La Hanfu jie prolonge cette rue Meiyuan xincun, la « nouvelle rue du jardin des pruniers ». Les deux maisons du numéro 30 ont accueilli de mai 1946 à mars 1947 la délégation du PCC conduite par Zhou Enlai. |
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Construit en 1380 pour Hongwu, le premier empereur de la dynastie, il n'a pas l'ampleur des tombeaux Ming de Pékin mais leur a toutefois servi de modèle. La Voie sacrée qui conduit au tombeau est bordée de belles statues de pierre représentant des animaux mythiques (comme le qilin qui a une corne sur le front ou le xiezi qui possède des cornes de cerf), des généraux et quatre fonctionnaires. La première porte donne accès à une cour qui débouche sur la tour de l'Esprit, que l'on peut visiter. Au-delà de la tour, un mur entoure le tumulus qui recouvre la tombe, laquelle n'a jamais été fouillée. |
La mausolée de Sun Yatsen
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Il se dresse à l'est du tumulus de Hongwu, sur le versant sud. Avant de parvenir à l'enceinte même du mausolée, il faut escalader les centaines de marches d'un escalier monumental et passer par trois portiques recouverts de tuiles d'un très beau bleu. Les couleurs, bleu et blanc, rappellent le drapeau du Guomindang. L'escalier est en granit de Suzhou.
A l'intérieur du mausolée. Au plafond, le drapeau du Guomindang ; au fond de la rotonde, le cercueil de Sun Yatsen et une statue en marbre le représentant, que l'on doit au sculpteur français Paul Landowski. L'ensemble fut construit de 1926 à 1929 pour recevoir la dépouille du grand révolutionnaire, qui reposait alors à Pékin au temple des Nuages azurés (Biyunsi). |
Le temple de la Vallée des Esprits
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A l'est du mausolée, le Linggusi fut fondé en 1381 par Hongwu. Il contient des reliques du célèbre moine pélerin Xuanzang. A côté du temple, le Wuliangdian est un bâtiment de brique, construit en voûte à la romaine (forme très rare en Chine). C'est dans ce bâtiment que se faisait la lecture des Classiques. Par derrière, on accède à un parc et à une pagode construite sous le Guomindang au début du siècle. |
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Sur la route du temple Qixia
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Les tombeaux des Conseillers
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A 3 km au nord de la porte Taipingmen, non loin de la route, on aperçoit les tombeaux de deux grands conseillers de l'empereur Hongwu. On peut encore voir les stèles ainsi que les statues de pierre. |
Les tombeaux des huit empereurs Ling
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Ils datent du VIème siècle et se trouvent un peu plus au nord que les deux précédents. On ne voit que l'emplacement de quatre tombeaux, avec les statues de pierre représentant des chimères dont le rôle était de chasser les mauvais esprits. |
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Il fut fondé en 487, restauré sous les Tang puis sous les Yuan. Les bâtiments actuels ne remontent guère au-delà de la fin du XIXème siècle. Le site se trouve à 25 km de Nankin.
Ce temple était un centre bouddhiste important : Jianzhen, un moine chinois mort au japon, y séjourna trois ans sous les Tang. Après avoir été occupé par l'armée pendant la Révolution culturelle, le temple est à nouveau en activité et ouvert au public. A droite, se trouve une très belle pagode de pierre, haute de cinq étages, qui fut construite sôus l'empereur Wendi des Sui (599-616). Des bas-reliefs relatent les grands moments de la vie du Bouddha. Soixante-quatre petites statues du Bouddha ont été sculptées sur les huit côtés de la pagode. |
La falaise des Mille bouddhas
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Non loin de la pagode se trouve cette falaise, Qianfo ling. Les Bouddhas sont sculptés à l'intérieur de grottes dont les plus anciennes remontent aux Qi (474-502). Beaucoup de ces Bouddhas ont été mutilés lors de la Révolution culturelle. |
La colline de la tête de boeuf
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Le Niutoushan est situé à 30 km au sud de la ville. Pour s'y rendre il faut prendre un bus qui part de la station de bus de la porte Sud (Zhonghuamen) et descendre à l'arrêt de Nantanglingshan (montagne des Tombes des Tang du Sud).
A proximité de cette colline ont été découvertes deux tombes de la dynastie des Tang du Sud (Xème siècle). Il s'agit des sépultures des deux premiers empereurs de cette dynastie. Chaque tombeau est orné de très belles fresques. |
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Au sud de la province du Jiangsu, à 80 km à l'ouest de Shanghai, entre le lac Taihu à l'ouest et le lac Yancheng à l'est. 840 000 habitants. Surnommée la Venise de l'Orient, à cause de ses nombreux canaux. Point fort : ses jardins.
Suzhou est avec Shaoxing et Chengdu (Sichuan) l'une des plus vieilles villes de la vallée du Yangtsé. Elle apparaît dans l'histoire au VIème siècle, lorsque le roi de Wu en fit sa capitale (518 av. J.-C.). Le nom de ce roi est encore attaché à de nombreux sites de la ville. Durant la période des Six Dynasties, du IIIème au VIIème siècle, la région du BasYangtsé bénéficia de l'arrivée massive d'émigrés du Nord fuyant l'avancée des barbares. Nankin, la capitale, et Suzhou devinrent alors une des bases de la sinisation de la Chine du Sud. Le creusement du Grand Canal en fit un centre commercial important. Mais c'est sous les Song qu'elle connut son apogée. La ville s'inscrivait alors dans un vaste rectangle, entourée et traversée par des canaux. Le commerce et le tissage de la soie étaient les activités principales. Marco Polo, qui y séjourna sous les Yuan, au XIVème siècle, la dépeint comme une cité de marchands et de gens habiles à tous les métiers. Sous les Ming et les Qing, l'industrie de la soie continue à se développer. Mais la ville est de plus en plus appréciée comme lieu de villégiature des élites. Un proverbe rappelle d'ailleurs que « en haut il y a le paradis, en bas il y a Suzhou et Hangzhou ». En 1860, l'armée des insurgés Taiping assiège Suzhou. Factuel musée d'histoire était alors la demeure d'un « roi » Taiping. Par la suite, elle tombe dans l'orbite économique de Shanghai, ville ouverte aux capitaux étrangers. Des concessions étrangères s'installent. L'industrie de la soie reste l'activité principale. Depuis 1949, les industries légères se sont diversifiées, l'artisanat a été réorganisé en vue de l'exportation : soie, broderie, jade, laque et confection d'éventails de santal. Par ailleurs, des industries chimiques et électroniques ont été créées.
Sur le plan agricole, la région est très riche et bénéficie du microclimat du lac Taihu. Les rendements de riz atteignent 5 000 kg par hectare. On y fait également une récolte de blé d'hiver, de coton et de millet. Suzhou est aussi célèbre pour ses crabes, pêchés en automne et distribués dans toute la Chine. |
Le Zhuozheng yuan, dit "jardin de l'Humble Administrateur", ou encore "de la politique des simples" est caractérisé par ses étangs qui occupent les trois cinquièmes des quatre hectares qu'il renferme. La grande salle de la "Fragrance lointaine", qui domine au Sud, et son cadre de ponts, de kiosques, de tours et de belvédères, conserve le style simple et serein des jardins Ming.
Au sud de la ville, très proche du Grand Hôtel de Suzhou et au fond d'une ruelle, le Wangshi yuan (jardin du Maître des filets) ne couvre qu'un demi-hectare mais il est un pur exemple d'un jardin-résidence de la fin des Song du Sud (1127-1279). Dès l'entrée, le visiteur se trouve devant deux rangées de constructions parallèles et intercalées qui divisent le jardin en trois cours. Tout près, les pavillons, les kiosques et une galerie se reflètent dans un étang. À l'Ouest, dans une cour, le studio "Fin du Printemps", décoré de lanternes, de peintures et de calligraphies, a trois fenêtres ouvrant sur un mini-paysage de collines artificielles agrémenté de bambous, de bananiers et de prunus. Au Nord-Ouest, à environ 1 km des remparts, le Liu yuan, créé sous les Ming, est une succession de cours reliées par une galerie en zigzag de 700 m. Les ouvertures pratiquées dans les murs le long de cette galerie encadrent des vues claires ou voilées. Le visiteur passe une porte en forme de vase et entre dans un jardin de fleurs, puis franchit une autre porte en forme de pleine lune pour déboucher sur un sentier sinueux dans les treilles de vigne qui mène à une colline de 6 m de hauteur... Dans la partie Est du Liu yuan, deux grandes salles avec des meubles anciens et des lanternes classiques, et trois petites cours plantées de fleurs forment l'ensemble le plus rare qui soit d'une disposition classique.
Il est d'autres jardins qui justifient une visite: le Shizi lin, ou "jardin de la Forêt du Lion", tracé au XIVème siècle, le Canglang ting, ou "jardin du Pavillon des Vagues" datant des Song, et même le Yi yuan ou "jardin de l'Harmonie" assez baroque du siècle dernier.
En flânant, on découvre également quelques belles pagodes, parmi lesquelles Beisi, à neuf étages, fondée au début du Vlème siècle et reconstruite sous les Song, Shuangta si (temple aux deux pagodes), fondé sous les Tang, Rui guang, reconstruit à plusieurs reprises depuis l'époque des Trois Royaumes.
Enfin, au centre de la ville, le Xuanmiao guan, dit "temple taoïste du Mystère", qui existait déjà au IIIème siècle, avec la "salle des Trois Qing" aux stèles et divinités taoïstes, et sa cour et ses galeries redevenues un petit marché permanent et pittoresque.
On peut également effectuer une promenade en bateau sur le Grand Canal où la circulation est intense, découvrir les nombreux canaux et les fameux ponts en dos d'âne. Ou encore visiter à FE, sur le lac Jinji, une ferme aquatique où les voyageurs sont invités à choisir une huître perlière dans un parc et à en découvrir le "trésor". Au Nord-Ouest et à l'Ouest de la ville, il existe plusieurs sites touristiques importants. En particulier, Hu qiu, la colline du Tigre où, selon la tradition, fut inhumé le roi de Wu, portant au sommet une pagode à sept étages entourée de temples bouddhiques. Au Sud de cette colline, Hanshan si, le temple de la Montagne froide, conserve le souvenir de deux célèbres poètes du VIIème siècle : Hanshan et Shide, les "hippies" de l'époque, toujours représentés hilares et vêtus de haillons.
Enfin, à quelques kilomètres au Sud-Ouest, deux collines méritent une escapade: Lingyenshan, pour les vestiges du palais de Xi Shi (IIIème siècle av. J.C.) et pour son temple bouddhique, gardé par quelques moines ; Tianpingshan, pour ses paysages qui ont inspiré les peintres de Suzhou, et le monastère du Nuage blanc au sommet. |
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Wuxi signifie « dépourvue d'étain ». C'est une très vieille ville dont il reste peu de vestiges historiques. Les origines de la ville remontent aux Zhou, au 1er millénaire av. J.-C., quand le duc de Tai, fils aîné du prince de Zhu, fonda l'Etat de Juwu, avec pour capitale le village de Mei, près de l'actuelle Wuxi. Wuxi porta à l'origine le nom de Yaoxi, « pourvue d'étain ». Son nom actuel vient de l'épuisement des mines qui se trouvaient à proximité, sur la colline Xi.Wuxi est située non loin du lac Taihu, au sud du Yangtsé, sur la ligne de chemin de fer qui relie Nankin à Shanghai, à 145 km de cette dernière.
Sa population n'est pas loin d'atteindre 1 million d'habitants. Le climat y est tempéré grâce au microclimat que crée le lac. La zone est si fertile qu'on l'appelle « la terre du poisson et du riz ». Le lac Taihu est, par sa taille, le quatrième lac de Chine.
Avec 2 240 km², il constitue la principale attraction touristique de la ville. Wuxi est une ville connue pour la qualité de ses soies. La tradition de sériciculture est vieille de plus de mille ans, mais les premières industries de tissage furent établies vers le milieu du xix' siècle. Depuis 1949, cette activité s'est développée en vue de l'exportation, tandis que se créaient d'autres branches d'industrie légère.
La meilleure saison pour découvrir Wuxi est le début du printemps, lorsque les pruniers, cerisiers et azalées du parc Meiyuan sont en fleurs. Il pleut beaucoup en mai et il fait le plus froid en février. Les opinions des touristes chinois et occidentaux semblent diverger en ce qui concerne le site de Wuxi. Pour les Chinois, Wuxi occupe, dans l'ordre d'importance touristique, la cinquième position. Pour les Occidentaux, « mieux vaut passer deux jours de plus à Suzhou ». Des goûts et des couleurs... On vient à Wuxi essentiellement pour goûter le spectacle du lac Taihu, le va-et-vient permanent des innombrables bateaux qui le parcourent, avec leurs voiles triples, rectangulaires et très hautes. Si les Chinois aiment tant ce site, c'est peut-être parce qu'ils l'associent à la mémoire du peintre Ni Zan (1301-1374), considéré comme le peintre le plus raffiné, et certainement l'un des plus imités de Chine. Ni Zan consacra les vingt dernières années de sa vie à sillonner le lac Taihu sur un sampan avec son épouse, et à peindre ses paysages favoris. |
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Yangzhou |
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Yangzhou s'appelait à l'origine Guangling. Elle prit de l'importance sous les Sui lors de la construction du Grad Canal. La ville se trouvait à un carrefour de canaux et tout ce qui venait du sud devait y transiter. L'empereur Sui Wendi, voulait en faire sa seconde capitale. Sous les Tang, elle devint la troisième ville de Chine.
Des textes relatent la richesse des commerçants, intermédiaires favoris de l'administration. Les marchands étrangers y étaient particulièrement nombreux. Lun d'eux, Marco Polo, aurait été chargé par les Mongols de l'administration de la ville pendant trois ans, de 1282 à 1285. La ville connut des heures sombres : en 766, le massacre des étrangers et, en 1645, le bain de sang dû à l'invasion des troupes mandchoues.
Peu à peu la ville périclita au profit de Nankin et de Suzhou où les grands axes du commerce s'étaient transférés. Sous les Qing la ville resta un lieu d'agrément très apprécié des empereurs tandis que certains poètes et peintres venaient s'y isoler. Lun d'eux, Tao Shi, est célèbre pour y avoir tracé un grand nombre de jardins.
Considérablement endommagée lors de la répression des Taiping, elle est, aujourd'hui encore, très peu industrialisée. La ville est restée célèbre pour l'art de ses conteurs, art du Yangzhou pinghua. Ces conteurs qui se produisaient autrefois dans la rue le font aujourd'hui dans les salles de spectacles. Chaque conteur avait son répertoire d'histoires, prises le plus souvent dans des romans populaires comme Les Trois Royaumes et Au bord de l'eau. Le répertoire se transmettait de génération en génération. Actuellement, l'artiste la plus célèbre est Wang Litang, petite-fille du conteur Wang Shaotang. |
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Très beau parc occupé par le lac Shouxi. Une barque coquette conduite souvent par une paysanne vous amènera, au terme d'une jolie promenade, au pont des Cinq Pavillons (Wutingqiao), encore appelé pont du Lotus (Lianhuaqiao) en raison de sa forme. Il fut construit sous les Qing en 1755 et est formé de trois arches. Non loin du pont on aperçoit un stupa blanc (Beita), de style népalais, qui rappelle la pagode du parc Beihai de Pékin. Au sujet de ce stupa, voici ce que l'on peut lire dans un guide chinois publié à Yangzhou en 1980
On raconte que lorsque l'empereur Qianlong, qui effectuait un voyage de reconnaissance à Yangzhou, vint se promener sur les rives du lac Shouxi, il s'exclama devant ceux qui l'accompagnaient : « On se croirait dans le parc Beihai à Pékin ! Quel dommage qu'il ny ait pas de stupa blanc ! » Un commerçant en sel, du nom de Jiang, voulut se faire bien voir de l'empereur et, en l'espace d'une nuit, fit construire un stupa blanc en sel pour l'empereur. Par la suite, il fit construire à grands frais et en très peu de temps le stupa que l'on voit encore. Cette histoire n'est pas nécessairement véridique mais elle démasque le comportement odieux de la classe dominante féodale et met en valeur l'intelligence et les compétences du peuple travailleur.
La langue de bois maoïste est aussi partie intégrante de la culture chinoise ! |
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Le temple de la Grande Lumière (Damingsi) se trouve au nord-ouest du lac Shouxi. C'est un temple dont le rayonnement marqua profondément le bouddhisme japonais. En 601, l'empereur des Sui fit construire une pagode de neuf étages, mais elle fut incendiée par la suite. De 688 à 763, sous la dynastie des Tang, des échanges s'établirent avec des moines japonais. En 753, le supérieur du temple, Jianzhen, en conflit avec le pouvoir, se rendit au japon avec quatre autres moines. Il y mourut, au monastère Toshodaïji de Nara. Deng Xiaoping, au cours d'un voyage au Japon, se rendit à ce monastère, geste symbolique destiné à renouer les relations entre les deux pays. Les Japonais offrirent à cette occasion une reproduction en bronze de la statue de Jianzhen pour le temple de Yangzhou. |
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Au nord de la Guoqing lu, tout près de l'hôtel. Ce temple était dédié à l'origine au héros Shi Kefa, fonctionnaire de Yangzhou, qui préféra se suicider plutôt que se soumettre à la dynastie étrangère des Qing. Le temple accueille aujourd'hui le musée d'Histoire de la ville. On y verra de très belles collections retrouvées dans une tombe d'époque Han, découverte près de la ville, dans la commune de Ganquan. La plus intéressante de ces pièces est un corps entièrement recouvert de plaques de jade. Deux cercueils datant des Cinq Dynasties ou des Song du Nord se trouvent au fond du temple. Dans le jardin, on remarquera des sculptures Tang et la tombe de Shi Kefa, bien que son corps n'ait pas été retrouvé. Ne manquez pas la salle des peintures (reproductions) qui présente l'école des Huit Excentriques. Cette école, qui se développa dans les années 1740 à 1770, eut une grande influence sur la peinture moderne chinoise. Des peintres aux fortes personnalités comme Jin Nong, Zheng Xie (Banqiao), Lo Pin et Hua Yan vivaient alors à Yangzhou. |
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Yangzhou possède des jardins dont la renommée éclipsait autrefois ceux de Suzhou. On ne visite plus guère que le Geyuan, le Heyuan et le Xiaopangu. Ils ont presque tous été commandés par de riches commerçants de la dynastie des Qing et réalisés par quelques uns des nombreux peintres qui vivaient à l'époque à Yangzhou. Le Geyuan s'ouvre sur une ruelle (Dongguan lu), au nord de la ville, non loin du magasin de l'Amitié. Il fut en partie conçu par Shi Tao, célèbre poète et peintre de la fin des Ming et du début des Qing. Acheté par Huang Yingtai, un riche commerçant, il fut agrandi et orné de nombreux bambous. Aménagé en quatre parties, le jardin donne au promeneur l'illusion que sa promenade dure un an, chaque section représentant une saison. |
Le Heyuan
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| Le Heyuan, jardin des He, s'étend au sud de la ville. Construit à la fin de la dynastie des Qing, il appartint à He Zhidao, qui fut ambassadeur à Paris. Le jardin est entu touré sur trois côtés par une longue galerie à étage qui zigzague sur 430 m et offre des perspectives variées sur les étangs et les montagnes artificielles. Des stèles reproduisant des poèmes anciens sont encastrées dans les murs à des endroits appropriés, de façon que p le promeneur ajoute au plaisir des yeux z celui de l'esprit. |
La vallée de la Petite Assiette
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Xiaopangu, se trouve dans le même quar tier mais plus à l'ouest. Ce jardin appartenait à un fonctionnaire de la fin des Qing. Tout en longueur, il est entouré, comme le Yuyuan de Shanghai, par un mur au faîte ondulé évoquant le corps d'un dragon volant. |
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