Le Guangdong |
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Superficie : 180 000 m².
Population : 63 millions d'habitants.
Trois zones économiques spéciales : Shenzhen, Zhuhai et Shantou.
Comprend deux des quatorze villes côtières ouvertes au développement économique : Canton et Zhandjiang.
Troisième rang chinois pour la production globale.
Premier rang chinois pour le revenu par habitant et le volume à l'exportation.
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La province du Guangdong est la plus méridionale de Chine, située, en latitude, au niveau du tropique du cancer. Elle a connu au cours des siècles passés une forte pression démographique poussant sa population à émigrer vers les provinces voisines. Guangxi et Sichuan, mais aussi en Asie du Sud-Est Thaïlande, Malaisie, Singapour et Indonésie, etc.
Le Guangdong entre dans l'orbite chinoise dès le IIIème siècle av. J.-C. C'est sous la dynastie Song (960-1280) que s'intensifie le peuplement Han et que commence l'assimilation progressive des populations indigènes.
L'histoire de la province est étroitement liée à sa situation géographique propice aux échanges commerciaux entre provinces - route du nord vers le Hunan et le centre du pays, route de l'ouest vers le Guangxi, le Yunnan et le Vietnam - et aussi avec le reste du monde. Une colonie musulmane s'installe d'ailleurs à Canton au VIIème siècle. L'influence européenne se fait sentir dès le XVIème siècle avec l'arrivée des missionnaires : la province devient un point de pénétration des intérêts étrangers en Chine, surtout à partir du XIXème siècle.
A la fin des années 80, la Chine du Sud, centrée autour de Canton et du delta de la rivière des Perles, s'est démarquée du reste du pays par un rythme de croissance très élevé pour rallier, semble-t-il, le pôle de développement de Hong Kong. Certains y voient poindre le cinquième "dragon" économique de l'Asie. La province jouit d'un rythme de croissance annuel sans précédent (28 %), que même le repli économique consécutif aux événements de 1989 n'a pas affecté. 60 des investissements étrangers se concentrent dans les ZES, lesquelles bénéficient de politiques préférentielles pour les encourager. La présence française est importante : on compte 1 500 ressortissants dont 1 300 travaillent à la réalisation de la centrale nucléaire de Daya Bay.
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Canton (ou Guangzhou) est aussi connue sous le nom de cité des chèvres en référence à une légende qui conte que cinq fées, montées sur cinq chèvres, apparurent lors de la fondation de la ville.
Les origines de Canton restent assez mal connues. La ville aurait été fondée au IIIème siècle av. J.-C. Très tôt, ses activités sont essentiellement commerciales. En 714, la dynastie Tang reconnaît son importance et y nomme un responsable pour le commerce extérieur. Canton devient alors le premier port de commerce de Chine. Au VIIème siècle, une importante colonie musulmane s'y installe. La ville devient pour un temps la capitale du royaume des Han du Sud au Xème siècle. La première influence européenne date de 1514, lorsque débarque à Canton une ambassade portugaise qui obtient, en 1557, la permission des empereurs Ming de s'établir sur l'île de Macao, située à une centaine de kilomètres en aval de la ville. Les Espagnols, les Hollandais puis les Anglais entreprennent des échanges commerciaux avec le Guangdong. Afin de mieux contrôler les activités des compagnies étrangères, les autorités chinoises permettent l'ancrage des bateaux dans le seul port de Whampoa, situé à une vingtaine de kilomètres de Canton. La Compagnie anglaise des Indes orientales devient au xvnt, siècle la plus importante des compagnies étrangères qui commercent avec la Chine. A l'instigation des Anglais et sous leur contrôle, le trafic d'opium prend de plus en plus d'ampleur, provoquant un déséquilibre du système commercial et monétaire chinois à l'avantage des étrangers. Tel était d'ailleurs l'effet recherché. En 1839, Lin Zexu, commissaire impérial de Canton, fait brûler d'opium et ferme la ville au commerce étranger. LAngleterre déclenche les hostilités qui marquent le début des guerres de l'Opium. En 1858, Canton est prise par les Anglais et les Français qui obtiennent, en 1861, le droit d'y établir une concession sur l'île de Shamian.
Canton, première ville chinoise à avoir connu l'influence occidentale, devient au début du xx, siècle un important centre d'activités révolutionnaires. Un soulèvement contre la dynastie mandchoue a lieu en 1911. Au début des années 20, Sun Yatsen, rentré à Canton, réorganise le Guomindang et lance un programme pour réaménager la ville. En 1925 et 1926, Mao Zedong dirige l'Institut des cadres pour le mouvement paysan. De grandes grèves ouvrières éclatent en 1925. Deux ans plus tard, la ville connaît une insurrection qui est écrasée comme celle de Shanghai par Chang Ka'i-chek. Canton, occupée par les japonais de 1938 à 1945, restera sous le contrôle des forces nationalistes jusqu'en octobre 1949. |
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A 300 km à l'est de Canton. Port en eau profonde. La plus petite des Zzones économiques spéciales. Deux villes Shantou et Chaozhou. Population 1 million d'habitants. La ville était connue des Européens sous le nom de Swatou, lorsque son petit port était utilisé pour le trafic de l'opium. Mais la dettemorale qu'ont contracté les étrangers a encore d'autres origines : de nombreux émigrants installés aux Etats-Unis et en France descendent d'anciens coolies kidnappés par les puissances coloniales à la fin du XIXème siècle.
Malgré tout, la petite ville a réouvert ses portes aux « diables étrangers » et offre même des conditions avantageuses aux investisseurs éventuels. Pour un touriste, l'attraction principale est Chaozhou (34 km au nord de Shantou), ville très ancienne qui a gardé son cachet et dont l'architecture date de l'époque Song. Contrairement à la mauvaise réputation de sa voisine, elle s'enorgueillit d'avoir reçu l'infortuné Han Yu, grand commis de l'empire, et aussi l'un des plus grands écrivains chinois, envoyé en exil pour avoir offensé le Fils du ciel. Han Yu, fervent confucéen, avait en effet réprouvé les folles dépenses de l'empereur en faveur du bouddhisme. Son zèle anti-bouddhiste ne faillit pas à Chaozhou, où le
temple Lingshan conserve le souvenir d'une des disputes entre Han Yu et le moine fondateur du temple. A Chaozhou, tout rappelle le séjour de l'illustre hôte, à commencer par son mausolée (Hanwengong). Il se trouve à l'est du pont Xiangzi, beau vestige de la dynastie des Song, au coeur d'une luxuriante végétation. L'architecture est de style local : motifs floraux et mosaïques de porcelaine sur les toits,.
On se rendra également au temple Kaiyuan et à l'atelier de broderie qui fait la fierté des habitants de ChaoIlbou. A Shantou, l'île de Queshi mérite une visite. Un ferry vous y conduit en dix minutes, à partir du quai Xidi matou. L'île est un amoncellement de rochers semblable à un jeu de construction un peu bancal. On remarquera de nombreuses inscriptions d'origines diverses. Plus intéressante encore est l'île de Mayu où les gens vont rendre hommage à deux personnages historiques, vénérés comme des dieux : Guan Yu, le général sans peur des Trois Royaumes, et Mazu, l'obscure fille de pêcheur élevée au rang d'impératrice céleste !. Les mosaïques et les sculptures des temples constituent un beau témoignage de l'art local. Un projet d'aménagement des plages est en cours. On arrive sur l'île après une heure et demie de traversée.
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