Le Fujian
 

Province côtière au sud-est de la Chine, face à Taiwan.
Superficie : 120 000 km².
Population : 30 millions d'habitants.
Capitale : Fuzhou.
Villes principales : Xiamen, Quanzhou, Zhangzhou, Putian.
3 préfectures, 79 districts.
Minorités : She, Hui, Gaoshan.
Ressources minières : céréames, blé, thé, fruits tropicaux.
Industrie : acier, électronique.

Le Fujian est isolé du reste du pays par une barrière montagneuse qui constitue sa frontière au nord, à l'ouest et au sud. C'est, avec le Guangdong, l'une des rares provinces à vocation maritime, ouverte depuis des siècles sur le reste du monde, comme en témoignent les communautés de Chinois d'outre-mer (Huagiao) qui sont, pour près de la moitié, originaires du Fujian.
L'histoire de la diaspora chinoise commença au Fujian dès la fin des Song, avec les Hakka, population originaire du Nord, qui s'aventurèrent dans les mers du Sud. L'émigration s'accrut sous la dynastie Ming avec le décret impérial qui associait le commerce avec l'étranger (source principale de revenus de la région) à des activités d'espionnage. Les gens partirent en masse
pour former les premières communautés à l'étranger, et surtout dans le Sud Est asiatique. Au XIXème siècle ce fut le trafic des coolies qui draina une partie importante de la population vers les Etats-Unis et l'Europe.
L'ouverture du pays, en 1978, a entraîné un quatrième grand courant d'émigration, favorisé par la présence de parents déjà installés à l'étranger. Grâce à l'appui des Chinois d'outremer, le Fujian, tout comme le Guangdong, est l'une des provinces qui bénéficient le plus des investissements étrangers. Des mesures récentes permettent aux Taiwanais (à 80 % originaires du Fujian) de visiter à nouveau leur terre ancestrale et d'y faire des affaires. Pour faciliter cet apport d'argent, Pékin a accordé à Xiamen un statut de Zone spéciale et à Fuzhou, celui de port ouvert. Cette province, peu développée en raison du relief (20 seulement du territoire est cultivé) et isolée du pays pour des raisons stratégiques, est en passe de devenir l'une des régions les plus riches de Chine.
Le Fujian est le royaume du taoïsme, qui a su tenir cachés ses rites et mystères. Un voyage imprégné de cette atmosphère vous plonge, au coeur de la tradition chinoise, dans un cadre naturel et un habitat harmonieux et protégé.
 
 
Fuzhou
 
Capitale du Fujian, située au nord de la province, sur les rives du fleuve Min.
Fondée au vie siècle, Fuzhou devint, à la fin de l'empire Tang, la capitale du royaume Min. Son véritable essor commercial date des Song et plus tard la ville fut associée aux grandes expéditions de l'amiral eunuque Zheng He. La prospérité de la ville attira de nombreux marchands musulmans ou persans, ces derniers introduisant avec eux le culte manichéen qui fit à l'époque de nombreux adeptes. Située dans une province isolée du reste de la Chine par ses montagnes, mais ouverte sur le reste du monde par son accès à la mer, Fuzhou fut un bastion de résistance des dynasties déchues. Déjà fief de la résistance des Song contre l'invasion mongole, Fuzhou fut la dernière ville cédée aux communistes en 1948.
Sous les Qing, la ville fut fortifiée et devint une garnison. Mais la pression étrangère eut finalement raison de la résistance chinoise et le traité de Nankin, qui mit fin à la guerre de l'Opium, fit de Fuzhou une des cinq villes ouvertes aux concessions étrangères. De nouveaux incidents surgirent en 1884 avec les Français, qui réclamaient davantage de concessions, et commençaient leur percée vers le nord jusqu'au Yangtsé. Pendant les trois dernières décennies (1960-1990), la province fut tenue à l'écart de l'effort de reconstruction, du fait de sa position fragile face à Taiwan. Récemment, la politique de réformes a rendu Fuzhou à sa vocation de port ouvert sur l'étranger et, aujourd'hui, les activités de la ville sont davantage orientées vers Taiwan et Singapour que vers le reste de la Chine.
 

Le temple de la Source qui Jaillit

Le Yongquansi est situé à 17 km à l'est de Fuzhou, dans le ravissant cadre des monts Gu (Gushan).
La tradition veut que l'on accède au temple par les quelque 2 145 marches qui, peu à peu, vous font découvrir le magnifique panorama surplombant le fleuve Min. Une source d'eau chaude jaillit à l'entrée du temple. Elle est flanquée de deux pagodes octogonales en porcelaine dont les parois sont ornées de 1 038 statues de Bouddha, un véritable chef-d'oeuvre ! La salle principale s'ouvre sur une ravissante cour fermée sur les côtés par les tours de la cloche et du tambour, en briques roses, surmontées chacune d'une pagode de pierre. La lumière en fin d'après-midi rehausse toutes les nuances de couleurs, tandis que résonnent les psalmodies des moines réunis pour le service religieux de 15 h. A gauche, une série de cours conduit aux cuisines, où sont encore utilisées d'énormes poêles (les wok) fondues en 1034, destinées à cuire le riz pour 1 000 personnes ! Trois sagoutiers aux formes étrangement tordues, plantés il y a 800 ans, occupent une des cours. La bibliothèque renferme une très belle collection de 9 000 volumes et le bibliothécaire, qui parle anglais, se fera un plaisir de vous présenter les trésors dont il a la charge, en particulier un très beau bouddha en jade blanc.
 

Le temple de la Contemplation de l'Ouest

Le Xichansi est situé à l'ouest de la ville, près de l'université. La dernière rénovation de ce temple, fondé sous les Liao en 807, a malheureusement détruit l'harmonie de l'ensemble. Seuls subsistent les piliers de la salle des prières, ornés de dragons ciselés par des artisans de Hui'an, et un très beau tapis de brocart d'or recouvrant l'autel. Cent trente moines, dont de nombreux novices, vivent dans le temple.
 
 
Xiamen
 
L'origine de la ville remonterait aux Tang. Elle prospéra très vite sous les Ming qui la fortifièrent pour la protéger contre les raids des pirates, et supplanta le port de Quanzhou, ensablé. L'année 1551 vit arriver les premiers étrangers, des marchands portugais qui venaient de s'installer à Macao, à la recherche de la soie et du thé qu'ils troquaient contre des textiles. Lors de la conquête mandchoue, la ville fut le dernier bastion de la résistance Ming, sous la conduite du général Zheng Chenggong, plus connu sous son nom portugais Coxinga, dont le fils gouverna pour un temps l'île de Taiwan avant qu'elle ne soit conquise par les Qing. Lors des négociations du traité de Nankin en 1842, Xiamen, aussi appelée Amoy, fût l'un des cinq ports ouverts. Les étrangers s'installèrent sur l'île de Gulangyu. Pendant la guerre, les Japonais occupèrent la ville, imposant un blocus économique à tout le pays. Xiamen continua à vivre en état de guerre longtemps après l'instauration du nouveau régime, du fait de sa position stratégique en face de Taiwan, où se trouvaient les bases américaines. Depuis 1981, elle est l'une des cinq zones économiques spéciales (ZES) de la Chine.
Xiamen a beaucoup de charme, mais elle ne nécessite pas un séjour prolongé. Xiamen s'étend sur deux îles d'une superficie totale de 124 km2, à l'intérieur d'une baie profonde qui la laisse à l'abri des typhons, ce qui fait d'elle, à l'instar de Hong Kong, un port idéal. En 1956, le nouveau régime fit construire une digue pour relier la plus grande île à Jimei, sur le continent. Lautre île, Gulangyu, étant accessible par ferry. Aujourd'hui, la ZES s'étend largement sur le continent, jusqu'à Huli, au nord-ouest de l'île, non loin de l'aéroport. C'est là que se trouvent les sièges des sociétés étrangères, les grands hôtels et les nouveaux complexes résidentiels. On est loin des langueurs coloniales de Gulangyu !
 

L'île de Gulangyu

Du quai Lundu, qui se trouve en face de l'hôtel Lujiang, un ferry part pour l'île toutes les quinze minutes. La traversée prend 5 mn. Le nom de l'île, la «vague tambour », lui vient de la rumeur des vagues qui, à marée haute, viennent frapper les parois d'une grotte. L'endroit est par ailleurs lié à la légende des deux hérons argentés séparés par la mort. L'île se visite à pied. Aucune voiture ne vient rompre le charme de ce lieu dont la splendeur ne s'est pas encore évanouie. Perdez-vous dans ce dédale de ruelles, vous verrez se découper, au travers des arbres, de superbes façades baroques. L'intérieur offre une image qui n'est certainement pas celle qu'ont connue les occupants précédents. Si l'on prend une des petites rues qui montent, en face du ferry, légèrement sur la gauche, on arrive à une église de pierre rose bâtie en 1882, mélange de baroque et d'art décoratif chinois. Le sommet de l'île est occupé par un petit temple bouddhiste. Au nord-ouest la vue plonge sur une curieuse construction coiffée d'une grande coupole bleue : il s'agissait à l'origine de la maison d'un riche Chinois d'outre-mer, construite en 1941 et occupée aujourd'hui par le musée de la Ville. En redescendant vers i: le nord, on arrive au mémorial Coxinga : Gulangyu fut sa base de résistance, forte de 240 000 hommes et 8 000 jonques. Du mémorial, on peut redescendre vers le sud, en direction des plages et découvrir le jardin Shuzhuang, ancienne propriété d'un Taiwanais, dont le cadre associe harmonieusement le paysage marin et les éléments traditionnels du jardin chinois.
 

Le temple du sud de Putuo

Le Nanputuosi fait référence à une des quatre montagnes sacrées du bouddhisme, Putuoshan, dans le Zhejiang. Cent soixante moines vivent dans ce monastère, prospère grâce aux largesses des Chinois d'outre-mer. Fondé il y a plus de 1 000 ans, le temple comprend des bâtiments plus récents, mais les reliques de l'intérieur sont de l'époque Song. La plus impressionnante est la « Guanyin aux mille mains et aux trois visages », qui se trouve au-dessus du bâtiment central, dans une sorte de pagode, sous un dais. Dans la dernière salle, qui contient la bibliothèque, on sera surpris de trouver des livres de Darwin, Freud, Rousseau, Croce voisinant avec des ouvrages plus propres à nourrir le sentiment religieux...
 
 
Quanzhou
 
Quanzhou fut fondée en 711 et grâce à sa remarquable position à l'intérieur d'un port naturel, elle connut un essor rapide sous les Song, puis sous les Yuan. Un bureau spécial des douanes fut créé en 1086 pour gérer le commerce avec les marchands étrangers. La ville comptait alors 500 000 habitants et exportait ses soies et sa porcelaine jusqu'aux côtes africaines. Quanzhou serait même mentionnée dans des textes arabes du XIIème siècle sous le nom de Zaiton. Ses splendeurs furent décrites par Marco Polo, qui y séjourna au temps de l'empereur mongol Kubilai. Le déclin commença sous les Ming, un décret interdisant le commerce avec l'étranger. Plus tard, Quanzhou, comme les autres villes du littoral du Fujian, eut à souffrir des raids des pirates japonais, de la guerre sino-japonaise, et, plus récemment, de sa proximité avec Taiwan. Aujourd'hui, la petite ville connaît un regain de prospérité grâce aux touristes, principalement des Chinois du Sud-Est asiatique qui visitent la ville de leurs ancêtres. Seule une petite partie des quelque 3,2 millions de Chinois de la diaspora originaires de cette ville continuent à envoyer leurs enfants à l'université des Chinois d'outre-mer (est de la ville).
 

Le temple Kaiyuan

Le temple est un très bel ensemble représentatif de l'architecture du Sud malgré les rénovations successives depuis sa fondation à l'époque Tang. La salle principale s'appuie sur une centaine de piliers, dont deux face au Bouddha, finement sculptés. Vingtquatre de ces colonnes sont surmontées de musiciennes célestes mi-femme, mi-oiseau (les apsaras), qui semblent supporter le toit.
Une autre pièce intéressante est la statue de Guanyin aux mille bras, protégée par trente-deux figures de saints indiens et chinois, qui se trouve dans la salle d'ordination.
Deux imposantes pagodes de granit, d'une quarantaine de mètres, se dressent hors de l'enceinte du temple, à côté du musée. Elles ont remplacé les originaux qui étaient en bois. Trente neuf bas-reliefs représentant des scènes de la vie du Bouddha ornent les parois de la pagode de l'Est, tandis que la pagode de l'Ouest est décorée de motifs floraux et d'oiseaux.
 
La mosquée Qingjingsi
La mosquée, la plus ancienne de Chine, fut construite en 1009, puis rénovée en 1310 sur le modèle d'une mosquée de Damas. A l'époque, il y en avait six à Quanzhou. Aujourd'hui, 400 Hui (Chinois musulmans), la plupart vivant dans le quartier, la fréquentent encore régulièrement. De la rue, on remarque immédiatement l'entrée en forme de tour, construite en granit dans un pur style arabe. A l'intérieur, il ne reste que les murs de l'ancienne salle de prière portant des inscriptions en arabe. L'ensemble a cependant gardé une harmonie particulière venant probablement de ce mélange original de style arabe et d'architecture d'Asie centrale. L'endroit est assez fréquenté par les musulmans du Xinjiang en voyage d'affaires, passés maîtres dans le marché noir des devises.
 

Le rocher du Vieil Homme

Il s'agit d'une impressionnante statue de Laozi, haute de 5 m, réalisée il y a plus de 600 ans. A l'origine, elle était protégée par un temple, détruit lors d'un séisme sous les Ming.
 
Le temple Cao An
Il est situé dans le district sud de Anhai, à 4 km environ au sud de Quanzhou. C'est le seul temple manichéen qui ait subsisté en Chine. D'autres se trouvaient à Xi'an et à Luoyang, mais furent détruits lors de la répression contre les religions étrangères, parmi lesquelles le bouddhisme en 843. Les prêtres se réfugièrent alors à Quanzhou. De cet édifice construit en 1339, ne subsistent plus que des ruines, mis à part une statue d'homme haute de 1,52 m et très expressive. Des stèles, dispersées dans les environs, en particulier sur le pic Wanshi, évoquent encore le souvenir de cette religion venue de Perse. En continuant vers le sud, toujours dans le district de Anhai, à 30 km de Quanzhou, se trouve le vieux pont d'Anping d'époque Song. Ses 2 km de longueur constituaient un record mondial en matière de génie civil. Les 331 dalles de granit n'ont pas bougé. Des cinq pavillons construits sous les Qing, seuls deux sont restés debout. Le lit de la rivière s'est envasé peu à peu et est aujourd'hui recouvert par des champs.
 
 
Zhangzhou
 
La ville fut fondée sous les Tang par le général Chéri Yuangang, qui avait pressenti les potentialités de cette riche plaine alluviale. Elle prospéra jusqu'au XVIIème siècle comme centre d'exportation de la soie et du sucre. Le déclin commença avec l'ensablement de la rivière Jiulong, et Xiamen supplanta Zhangzhou comme centre des affaires. La ville est célèbre pour ses narcisses et ses fruits exotiques. C'est également là que naquit le spectacle de marionnettes, sous la dynastie Song. La région est aujourd'hui devenue un centre d'expériences agronomiques et devrait bénéficier de divers projets d'irrigation. De nouvelles cultures, comme celle du caoutchouc, ont été récemment introduites.
 
 
Les monts Wuyi
 
Les monts Wuyi ont été de tout temps le lieu de retraite des peintres, et des Immortels qui en firent leur jardin de plantes médicinales. Au temps d'un souverain mythique, l'empereur Yao, un sage du nom de Peng Zu, qui aurait vécu 700 ans, ordonna à ses fils Peng Wu et Peng Yi de creuser la montagne afin de tracer un passage pour les affluents du fleuve Jian, dont les inondations étaient désastreuses pour la région. C'est ainsi que naquit la « rivière aux neuf méandres » (Jiuquxi) : le nom de Wuyi reprenait les prénoms des deux fils. Une autre explication du nom est quelquefois avancée : il serait lié à la tribu des Yi, assez belliqueuse (wu), qui occupait la région.
 

Le temple de Wuyi

Le Wuyigong était à l'origine un temple taoïste dédié au seigneur de Wuyi, envoyé par l'empereur de jade pour cultiver les herbes médicinales. C'est aujourd'hui une bâtisse grise qui abrite les locaux du CITS.
 

La descente de la rivière aux Neuf Méandres

La Jiuquxi est l'attraction majeure des monts Wuyi. L'embarcadère se trouve au neuvième méandre, à l'opposé du palais de Wuyi. La descente dure deux heures, sur un radeau de bambou sur lequel sont disposées des petites chaises. Le trajet offre une image bucolique de la campagne chinoise avec ses rizières et ses buffles. On passe le plus haut pic des monts Wuyi : le rocher des Nuages blancs, sur les versants duquel on peut apercevoir un ancien temple taoïste et, au pied, l'ancienne salle de lecture d'un philosophe de la dynastie Song. Au huitième méandre, vos accompagnateurs chinois vous signaleront la pierre des Tortues et la statue de la déesse Guanyin et au septième, les visages de trois moines regardant vers le ciel. Le sixième méandre longe deux sites : la grotte des Pêchers (Taoyuandong) et le pic de la Promenade céleste (Tianyoufeng). C'est au bord du cinquième méandre que le célèbre philosophe Song, Zhu Xi, fit construire un ensemble de pavillons qui devait servir de club pour les lettrés (il a été transformé depuis en hôtel). Au quatrième méandre, vous découvrirez le pic du Grand Trésor (Dacanfeng) habité par un dragon. Le site le plus intéressant se trouve au troisième méandre : des cavités creusées dans la montagne abritent des cercueils en forme de barque, vieux de 3 800 ans, qui seraient des vestiges de la tribu des Yi. Le deuxième méandre raconte la triste histoire de la « Beauté de Jade », une immortelle amoureuse d'un séduisant planteur de thé. Les amants, transformés en pierre sur ordre de l'empereur de Jade, sont séparés par la rivière. Le voyage se termine au palais de Wuyi.
 

La grotte des Pêchers

Un sentier, bordé d'innombrables fleurs, vous conduit à un passage creusé dans la roche, qui débouche sur le paradis décrit par le poète Tao Yuanming : le célèbre « jardin des Pêchers », loin des vicissitudes du monde. Au fond de la petite vallée couverte de pêchers se dresse le temple du jardin des Pêchers (Taoyuanmiao), d'époque Song, où vivent encore quelques vieux moines.
 

La grotte de l'Ecran d'Eau

La Shuiliandong est à 8 km au nord du palais de Wuyi, et à 10 km de Chong'an. Suivre la route pour Chong'an jusqu'au pont. Là, un petit sentier de montagne vous conduira au canyon dit « des neuf dragons ». Les versants des collines sont aménagés en terrasses où l'on cultive l'une des meilleures variétés de thé Oolong, appelé « grande robe rouge » car il était destiné à l'empereur et donc cérémonieusement enveloppé dans une étoffe rouge. Suivez le chemin qui grimpe entre les terrasses jusqu'au petit lac du Bain du dragon (Yulongchi). Un peu plus haut, vous apercevrez dans la montagne une ouverture qui est l'entrée de la grotte de l'Ecran d'eau.
Un escalier vous mène à l'entrée d'un ancien temple transformé en maison de thé. On vous sert le thé local préparé avec l'eau de la source : un moment divin pour les amateurs de thé.
 

Le Pic Royal

Le Dawangfeng, haut de 530 m, fait face au palais de Wuyi.
La Chine