L'Anhui |
| |
Enclavée entre six provinces : le Jiangsu, le Zhejiang, le Henan, le Hubei, le Jiangxi et le Shandong.
Superficie : 130 000 km².
Capitale : Hefei.
Syviculture et culture du thé, du riz, du maïs et des arbres fruitiers, importants gisements de fer.
|
On a retrouvé sur les rives de la Huai et du Yangtsé des vestiges attestant la présence de pêcheurs dans la région il y a environ 350 000 ans. Durant la période des Printemps et Automnes (770475 av. J.-C.) l'Etat de Wan occupait une partie de l'actuel Anhui. Ce nom est resté attaché à la province et se retrouve dans de nombreuses appellations (hôtels, marques, etc.). La province n'a été officiellement constituée que sous la dynastie des Qing en 1667.
|
L'Anhui se trouve à l'ouest des provinces côtières du Jiangsu et du Zhejiang. Deux cours d'eau importants, la Huai et le Yangtsé, la divisent en trois régions distinctes. Le nord de l'Anhui est appelé le Huaibei, « nord de la Huai », et fait encore partie des grandes plaines du nord de la Chine. C'est une région qui a connu de nombreuses inondations catastrophiques, et de grands travaux d'irrigation et de contrôle des eaux y ont été réalisés depuis 1949. Le centre de la province est appelé le Huainan, « sud de la Huai ». C'est une zone de collines et de petites vallées. Enfin la troisième région s'appelle le Wannan ou « sud de l'Anhui ». Montagneuse et boisée, elle abrite les célèbres Huangshan. L'Anhui est une province essentiellement agricole : coton, riz, patates douces et soja y sont récoltés en grandes quantités, 10 % du thé chinois viennent du Huainan. Bien que fertile, la province de l'Anhui n'et pas toujours parvenue à nourrir son importante population : les terribles famines des années noires (1959-1961) y firent des centaines de milliers de morts et on peut encore apercevoir des villages fantômes dont la population a entièrement disparu, chassée ou décimée par la famine. Certaines tentatives d'irrigation, réalisées également pendant le Grand Bond en avant, eurent pour résultat d'alcaliniser des terres cultivables et de les rendre, à tout jamais peut être, impropres à la culture.
Depuis 1979, l'Anhui connaît une nouvelle prospérité : c'est devenu une province pilote sous l'impulsion de Wan Li, actuel vice-Président ministre qui fut longtemps le premier secrétaire régional du Parti.
|
| |
|
| |
|
|
|
|
Capitale de l'Anhui. Au coeur de la province, entre le Yangtsé et la Huai. |
Hefei est une ville très ancienne, déjà illustre à l'époque des Trois Royaumes (220 à 265 ap. J.-C.). En 215, le général Sun Quan, roi de Wu, engagea une terrible bataille contre le général Zhang Liao du royaume de Wei. Les combats firent rage sur les rives de la Feihe. Il y avait là un pont qui s'appelait Xiaoyao. Lorsque Sun Quan, défait, tenta de fuir, il découvrit que le pont avait été brisé. Il encouragea son cheval tant et si bien que celui-ci s'envola au-dessus de la rivière et sauva la vie de son maître. Dans le parc Xiaoyaojin, on peut toujours voir ce pont ainsi que la tombe, le casque et l'armure du général Zhang Liao. Cet épisode a inspiré de nombreuses oeuvres littéraires et théâtrales. Sous la dynastie des Song du Nord, Hefei eut l'honneur de donner le jour à un mandarin, Bao Zheng, dont l'intégrité et le respect des lois restent aujourd'hui encore dans la mémoire des Chinois. Il grandit et fit ses études à Hefei. C'est en partie de la vie de ce personnage que Robert Van Gulik a tiré ses fameuses histoires du Juge Di.
Le tombeau et la statue de Bao gong, Maître Bao », se trouvent dans le parc Baohe. Lorsque les Qing créèrent la province de l'Anhui, ils choisirent Anqing comme capitale. Hefei ne devint capitale de la province qu'en 1937 et le resta depuis. |
La vieille ville occupe une petite surface et a la forme d'un O couché. Elle est entourée par un canal. La ville moderne s'est beaucoup développée audelà de ses anciennes limites.
Le parc Xiaoyaojin se trouve au nord-est de la vieille ville ; on y accède par la rue Shouchun. Le temple Mingjiao est situé au sud du parc, dans la Huaihe lu. Non loin du temple se trouve un puits qui date de 269 ap. J.-C. Le parc Baohe s'étend au sud-est de la vieille ville. On y accède facilement en longeant le canal à partir du parc Xiaoyaojin. Le temple érigé à la mémoire du juge Bao Zheng est entouré de pins et de cyprès, qui donnent un air solennel à l'ensemble. Le musée de la province se situe au |
| |
| |
|
|
|
|
C'est un massif aux 72 sommets, aux 36 sources, aux 24 torrents, aux 8 falaises et aux 12 grottes, une "montagne magique" qui culmine à 1 873 m... un univers fantastique de pics, de rochers et de pins que parcourt depuis des siècles un flot de randonneurs chinois. La brume (fréquente) et les nuages sont particulièrement appréciés ici car ils ajoutent au caractère fantasmagorique des lieux. Le Huangshan comprend trois sommets principaux: Tiandufeng, le pic de la Capitale céleste (1 810 m), est considéré comme celui dont l'ascension est la plus périlleuse; Lianghuofeng, le pic du Lotus (1 860 m), dont le sommet, large de 10 pieds, est appelé Shichuan ("bateau en pierre") ; enfin Quangmingding, le dôme de Clarté (1 840 m), qui est le meilleur endroit - avec le Qinggliangtai, une terrasse de fraîcheur à 1 700 m d'altitude et d'accès plus facile - pour contempler le lever du soleil et la mer de nuages.
Entre autres sites remarquables au coeur du massif, il faut mentionner également Liandanfeng, le pic de la Préparation de la Pilule d'Immortalité (1827 m), dont la vaste terrasse offre un excellent point de vue sur les pics alentours, et Aoyufeng, le pic de la Grande Tortue marine (1 780 m). Au N, il faut faire un détour au Shizifeng, le pic du Lion (1690 m), couvert de pins et de sapins, d'où jaillit une source. La découverte de ce paysage idéalement chinois a plus de charme encore à l'énoncé des désignations. On traverse ainsi l'Escalier éthéré, on aborde aux trois îles des Immortels, puis on découvre Jiulongjiu, la chute des Neuf Dragons et le torrent du Dragon Bleu. Depuis 1986, l'ascension est raccourcie par un téléphérique qui relie Yungu, la "Vallée des Nuages", à Bai'eling, "le sommet de l'Oie blanche", soit 771 m de dénivelé, en 8 minutes (37 yuans à la montée, 31 à la descente en 1993). Les touristes qui auraient présumé de leurs forces peuvent répondre (pour la modique somme de 400 yuans) aux sollicitations des porteurs de palanquins, que l'on appelait jadis des "hippocampes". |
| |
| |
|
|
|
Massif montagneux du sud-est de l'Anhui. Haut lieu du bouddhisme.
Jiuhuashan est un des quatre hauts lieux du bouddhisme, avec Emeishan, Putuoshan et Wutaishan. D'après les textes historiques, le bouddhisme y aurait été introduit en 401 ap. J.-C. par un moitié indien. Durant la dynastie des Tang (618-907), un moine coréen du nom de Kim Kyo-gak serait venu pratiquer les préceptes du bouddhismeau Jiuhuashan et y aurait vécu pendant soixante-quinze ans. Il serait mort en 794 à l'âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, et ses restes seraient demeurés trois ans intacts. On a dit qu'il était une réincarnation du bodhisattva Ksitigarbha (Dizang, en chinois), ou Trésor de la terre. Jiuhuashan fut dès lors consacré au culte de Dizang, un des quatre pusas qui jugent les âmes au seuil des réincarnations et les délivrent des Enfers. Quelque trois cents temples habités par plus de quatre mille moines firent de l'endroit un lieu de pèlerinage important. Les plus grandes cérémonies se déroulaient le 30' jour du 7` mois lunaire, considéré comme la date anniversaire de Ksitigarbha. Aujourd'hui, ils sont quatre cent cinquante moines et nonnes à occuper les soixante-dix-huit monastères et temples de la montagne. Depuis 1979, les services religieux ont été restaurés. En 1983, la foire qui se déroulait autrefois autour du temple à l'occasion des grandes fêtes religieuses a été de nouveau autorisée. Les fêtes ont maintenant repris des proportions importantes et des centaines de milliers de fidèles effectuent tous les ans le pèlerinage, brûlant de l'encens, s'inclinant devant les statues et présentant leurs voeux au Bouddha. Les fêtes se tiennent entre la fin août et le début septembre, en fonction du calendrier lunaire.
Située dans le district de Qingyangxian, au nord-ouest de Huangshan, la chaîne de Jiuhuashan est constituée de quatre-vingt-dix-neuf pics dominés par le pic Shiwang, haut de 1 341 m.
Perdues au milieu d'une végétation luxuriante, à l'écart des circuits touristiques habituels, ces montagnes ont acquis depuis toujours la réputation d'être les plus pittoresques du Sud-Est. D'une beauté rivalisant avec celles des Huangshan, leurs versants sont couverts de pins et de bambous. Au milieu de cet écrin de jade, de ravissants villages aux modestes maisons blanches font de ce lieu une retraite idéale qui vous transportera au coeur de la Chine, et hors du temps.
Li Bai, dans un verset célèbre sur Jiuhuashan, compare ses neuf pics principaux à neuf fleurs (Jiuhua). C'est pourquoi la chaîne porte le nom de montagne des Neuf Fleurs. Parmi les sites les plus connus, nous vous conseillons Minyuan et sa très belle forêt de bambous. Les pins aux formes étranges de Fenhuang, dissimulés dans la brume, méritent également un détour, tout comme la mer de nuages que l'on peut voir du Lianfeng et le lever de soleil du mont 'Fiantai. Nous vous suggérons, durant votre séjour, de vous laisser guider par votre intuition et de prendre le temps de vous asseoir dans la cour d'un temple afin d'observer les lieux, ou de bavarder avec les moines. Vous découvrirez alors une atmosphère particulière, sans horaire ni guide.
|
| |
|
|
|
le plus grand de tous, fut fondé sous les Tang. Il est consacré à Dizangwang et contient le Q stupa dans lequel sont placées les reliques du moine Kim Kyo-gak. Les bâtiments timents actuels datent des Ming, comme la plupart des temples de Jiuhuashan. |
| |
|
|
|
Au sommet du mont Dongyan. Caché dans un écrin de verdure, ce ravissant petit temple de montagne est accessible par un escalier. On pourra voir à l'intérieur une statue du moine Wuxia qui vécut sous les Ming. On raconte qu'il mourut à l'âge de cent-vingt-six ans après avoir passé la plus grande partie de sa vie assis dans une grotte du pic Dongyan. Après sa mort, son corps resta intact. L'empereur le consacra pusa et fit édifier ce temple. |
| |
| |
|
|
|
Sur la rive sud du bas Yangtsé. Baignée directement par le Yangtsé, Ma'anshan est une belle ville, entourée d'eau et de collines. Les touristes viennent ici chercher les traces du poète Li Bo qui passa ses dernières années dans les environs de Ma'anshan.
La maison que Li Bo est censé avoir occupée se trouve à 7 km au sud du Ma'anshan, dans un site appelé Caishiji, sur le Yangtsé. C'est ici que le poète écrivit quelques-uns de ses plus beaux poèmes tels que En traversant le fleuve, Contemplation de la montagne Tianmen, etc. La demeure actuelle date de 1877 mais se trouve sur l'emplacement d'une maison construite sous les Tang. C'est un bâtiment de trois étages
couvert de tuiles vernissées vertes avec des auvents recourbés. On y voit quelques calligraphies de Li Bo, diverses éditions de ses oeuvres, etc.
â La tombe du poète se trouve sur le mont Qing. Li Bo mourut dans la pauvreté en 762 après avoir cherché refuge chez un oncle, Li Yangbing, et il fut d'abord enterré sur le mont Long, près de chez cet oncle. Plus tard, sa tombe fut déplacée sur le site actuel. Une stèle imposante signale la « Tombe de Li Bo, un homme célèbre et vertueux de la dynastie des Tang ». |
| |
| |
|
|
Au sud-ouest de l'Anhui.
Superficie de la circonscription : 15 000 km².
Population : 5,5 millions d'habitants.
Anqing fut la capitale de l'Anhui de 1662 à 1937. On trouve de nombreux sites historiques autour de la ville proprement dite. Le plus célèbre est la pagode Zhenfeng. Considérée comme la plus belle pagode des rives du Yangtsé, elle fut construite en 1570. C'est une pagode octogonale en brique où l'on peut encore admirer plus de six cents bas-reliefs sculptés sur les parois. On accède d'un étage à l'autre par des escaliers, mais certains sont des trompe l'oeil et d'autres ne mènent nulle part, transformant la pagode en un véritable labyrinthe que seuls les initiés avaient le droit de pénétrer. Moins connu que Huangshan ou Jiuhuashan, Tianzhushan fait partie de ces ensembles montagneux exceptionnels qui font la beauté de l'Anhui. Situé à la frontière des districts de Qianshan et de Yuexi, il s'élève à 1 751 m au-dessus du niveau de la mer. La zone touristique couvre une surface de 80 km². Fidèle à la tradition qui veut que l'on divinise les montagnes, l'empereur Liu Che de la dynastie des Han de l'Ouest avait donné à l'ensemble le titre de Haute Montagne du Sud en 106 av. J.-C. et venait y faire des sacrifices. Par la suite des taoïstes en firent la Quatorzième Résidence des immortels.
Dans le district de Yushan, on peut également voir la tombe de Zhu Ran (181-249 ap. J.-C.) qui fut un ami du roi de Wu, Sun Quan, durant la période des Trois Royaumes. Sa tombe a été découverte en 1984 et on y a trouvé quelques objets intéressants, exposés au musée de la province à Hefei.
|
|
|