Le territoire aujourd’hui occupé par le Wisconsin était peuplé par des tribus amérindiennes — les Potawatomis, les Menominees et les Winnebagoszone — lorsque les Français Jean Nicolet puis Louis Jolliet et Jacques Marquette l’ont exploré respectivement en 1634 et 1672-1673, quelques années avant que la souveraineté française n’y soit définitivement établie par Nicolas Perrot (1686). Les Français ont exploité la région en y pratiquant notamment le commerce des fourrures.

Cédé à l’Angleterre lors du traité de Paris de 1763, le territoire a ensuite été placé sous l’autorité des Américains en 1783, à l’issue de la guerre de l’Indépendance, puis rattaché aux Territoires du Nord-Ouest en 1787. En 1832, la guerre contre le chef indien Black Hawk a mis fin à la résistance indienne face à la colonisation américaine, et le Wisconsin est finalement devenu le trentième État de l’Union américaine le 29 mai 1848.

La population du Wisconsin, bénéficiant de la découverte de gisements de plomb dans les années 1820 et d’une première vague d’immigration, atteignait 305 400 habitants en 1850, contre 11 700 quinze ans plus tôt ; en 1870, composée pour une large part d’émigrés en provenance d’Allemagne et de Scandinavie, elle dépassait le million d’habitants. L’agriculture s’est spécialisée dans l’élevage laitier dès la fin du xixe siècle, tandis que les industries (papeteries, métallurgie) se développaient à Milwaukee et dans les villes riveraines du lac Michigan. Même si l’immigration a diminué après la Première Guerre mondiale, la population du Wisconsin était supérieure à 3 millions d’habitants en 1940.

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