Dès 1541, la région aujourd’hui appelée Nebraska a été explorée par les Espagnols, avec Francisco Vásquez de Coronado, puis par des trappeurs français ayant mis en place un commerce de fourrures avec les Indiens. Elle était alors peuplée par des Indiens Sioux, Pawnees, Utes, Comanches et Cheyennes. Contrôlé par les Français au XVIIIe siècle, le territoire a été vendu en 1803 aux États-Unis, en même temps que la Louisiane. Entre 1804 et 1806, l’expédition Lewis et Clark a permis d’explorer une partie de cette région. Bellevue, fondée en 1823, a été la première colonie permanente du Nebraska. La colonisation du Nebraska a débuté grâce aux pistes qui le traversaient en direction de la côte Ouest. Cette colonisation s’est accélérée avec la construction du chemin de fer transcontinental Union Pacific (1854-1867). Le Nebraska a intégré l’Union le 1er mars 1867, devenant le trente-septième État américain. Les Indiens ont été définitivement soumis en 1880.
Une grave crise agricole a touché cet État du Midwest à la fin du XIXe siècle. De nouveau très affectée par la crise des années trente (voir Crise économique de 1929), l’économie de l’État a cependant renoué avec la prospérité après la Seconde Guerre mondiale, bénéficiant notamment de la construction de barrages sur le Missouri et ses affluents, et de l’exploitation de gisements pétrolifères. |