La région aujourd’hui occupée par l’État du Kentucky était peuplée par des tribus indiennes — Shawnees, Delawares et Cherokees — lorsqu’elle a été explorée, dès la fin du XVIIe siècle, par Robert Cavelier de La Salle lors de sa descente du Mississippi (1681-1682), puis à partir du milieu du XVIIIe siècle par les Américains Thomas Walker (1750), Christopher Gist (1751) ou encore Daniel Boone (1767). La défaite des Indiens en 1774, repoussés au nord de l’Ohio, a marqué le début de la colonisation : fondation de Harrodsburg (première colonie permanente en 1774) par James Harrod et de Boonesboro (1775) par Daniel Boone.
Le Kentucky, qui a d’abord appartenu à la Virginie, a intégré l’Union le 1er juin 1792, devenant ainsi le quinzième État américain. Partiellement esclavagiste, l’État a tenté de conserver une position de neutralité lors du déclenchement de la guerre de Sécession. À la fois patrie d’Abraham Lincoln et de Jefferson Davis, le Kentucky est officiellement resté dans l’Union, tout en fournissant des soldats aux deux camps, et de nombreuses opérations militaires se sont déroulées sur son territoire : batailles de Mill Springs et de Perryville; raid des confédérés sur Paducah.
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