2000 - 2007 |
Moshé Katsav
Né en Iran en 1945 et est venu en Israël à l'âge de 6 ans
|
|
Il grandit dans le camp de toiles (maabarote)des nouveaux immigrants à Kyriate Malakhi dont il deviendra maireplus tard en 1969 à 24 ans, encore étudiant et le plus jeunemaire d'Israël.
Il est l'aîné de 8 enfants. Il est marié àGuila (joie) et ils ont cinq enfants. Sa mère, Gover, a marquéles écrans de son émotion.
Il parle l'hébreu, l'arabe, l'iranien et un remarquable anglais.
Il est diplomé d'une Ecole d'agriculture, a une licence (BA)d'Histoire et une d'Economie. Il fit son service militaire.
Ses activités sociales ont été la présidencedu B'nai Brith de sa ville, la présidence des étudiants duLikoud à l'Université de Jérusalem.
Il devint député en 1977 et le resta depuis 23 ans. Ilfut membre des comissions de l'éducation et de la culture, des affairesintérieures et de l'environement mais se distingua surtout commeprésident du lobby parlementaire pour les villes de développement.
Il devint ministre du logement (1981-84), ministre du travailet des affaires sociales (1984-88), ministre des transports (1988-92),ministre du tourisme (1996), ministre chargé des affaires arabes;premier ministre délégué. Sur le plan interationalil était président des Amitiés parlementaires Israel-Chine.
C'est donc un parcours typique de ce qu'est l'israélien d'aujourd'hui,avec les différentes facettes sociologiques d'une majoritéd'israéliens peu représentés jusqu'à maintenantdans la politique. Avec un parcours parlementaire branché sur les dimensions sociales. |
|
|
|
25 janvier au 15 juillet 2007 |
|
Dalia Itzik
Née le 20 octobre 1952 à Jérusalem
Maire adjointe de Jérusalem
Membre du ministère du Commerce, de l'Environnement et de la Communication
Député en 1992 dans la 12e Knesset et réélue 5 fois
Le 8 novembre 2005 elle quitte le parti travailliste et rejoint le nouveau parti Kadima.
|
| Elle est la première présidente de la Knesset depuis le 4 mai 2006 et présidente d'Israël en 2007 suite à la suspension de Moshe Katsav. Du fait, elle devint la première femme à devenir présidente de l'État d'Israël. Son intérim s'achève le 15 juillet 2007 quand Shimon Peres élu en juin prend ses fonctions. |
| |
Depuis le 15 juillet 2007 |
Shimon Peres
Né le 2 août 1923 à Wiśniew en Pologne
Huitième premier ministre d'Israël de 1984 à 1986 puis de 1995 à 1996
1er vice-premier ministre
Ministre du Développement du Néguev et de la Galilée et du Développement économique régional de 2006 à 2007
|
|
Mandats
* Du 21 décembre 1959 au 25 mai 1965 : Vice-ministre de la Défense.
* Du 15 décembre 1969 au 22 décembre 1969 : Ministre sans portefeuille.
* Du 22 décembre 1969 au 27 juillet 1970 : Ministre de l'Immigration.
* Du 1er septembre 1970 au 10 mars 1974 : Ministre des Communications, Ministre des Transports.
* Du 10 mars 1974 au 3 juin 1974 : Ministre de l'Information.
* Du 3 juin 1974 au 20 juin 1977 : Ministre de la Défense.
* De 1977 à 1992 : Leader du Parti travailliste.
* Du 13 septembre 1984 au 23 décembre 1984 : Ministre des Affaires religieuses.
* Du 13 septembre 1984 au 24 décembre 1984 : Ministre des Affaires intérieures.
* Du 13 septembre 1984 au 20 octobre 1986 : Premier ministre.
* Du 20 octobre 1986 au 22 décembre 1988 : 1er Vice-premier ministre et Ministre des Affaires étrangères.
* Du 22 décembre 1988 au 15 mars 1990 : 1er Vice-premier ministre et Ministre des Finances.
* Du 13 juillet 1992 au 22 novembre 1995 : Ministre des Affaires étrangères.
* Du 4 novembre 1995 au 22 novembre 1995 : Ministre de la Défense.
* Du 5 novembre 1995 au 22 novembre 1995 : Premier ministre par intérim.
* Du 22 novembre 1995 au 18 juin 1996 : Premier ministre, suite à l'assassinat d'Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995.
* Du 22 novembre 1995 au 18 juin 1996 : Ministre de la Défense, suite à l'assassinat d'Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995.
* De 1995 à 1996 : Leader du Parti travailliste.
* Du 6 juillet 1999 au 7 mars 2001 : Ministre de la Coopération régionale.
* Du 7 mars 2001 au 2 novembre 2002 : Vice-premier ministre et Ministre des Affaires étrangères.
* De 2003 à 2005 : Leader du Parti travailliste.
* Du 10 janvier 2005 au 23 novembre 2005 : Vice-premier Ministre d'Ariel Sharon.
* Depuis 2005 à 2007 : Numéro de 2 de Kadima (parti centriste créé par Ariel Sharon).
* Du 4 mai 2006 au 4 juillet 2007 : 1er vice-premier ministre, ministre du Développement du Néguev et de la Galilée et du Développement économique régional.
* Depuis le 15 juillet 2007 : Président de l'État d'Israël
|
Sa famille émigre vers Tel Aviv en 1934 et il suit des études à l'école de Geula à Tel Aviv puis à l'école agricole de Ben Shemen.
En 1947, Peres s'enrôle dans le Haganah (prédécesseur des forces israéliennes de défense) et est nommé par David Ben Gourion comme chef des ressources matérielles et humaines.
En 1952, il est élu pour la première fois député à la Knesset (parlement israélien) et est réélu en 1959, en tant que membre du parti Mapai (travailliste).
En 1953, il est nommé directeur général du ministère de la défense. Dans cette fonction, il s'implique particulièrement dans l'achat d'armes pour le jeune État d'Israël. Il se rend en France en 1954 et fait la rencontre d'Abel Thomas, directeur général du ministère de l'Intérieur, qui lui présente son ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Ensemble, ils mettent en place une coopération entre les services de renseignements dans la lutte contre l'ennemi commun égyptien accusé par la France de soutenir les indépendantistes algériens. En 1956, Bourgès-Maunoury devient ministre de la Défense dans le gouvernement de Guy Mollet. Une étroite coopération franco-israélienne s'amorce. Les efforts de Peres sont efficaces et il réussit à acquérir, auprès de la France, le premier réacteur nucléaire de Dimona et, auprès de l'avionneur français Dassault, le Mirage III, un avion de combat à réaction.
Il sert au ministère de la défense jusqu'en 1965 au moment de son implication dans l'affaire Lavon avec Moshe Dayan. Peres et Dayan quittent le Mapai de David Ben Gourion pour former un nouveau parti, le Rafi qui se réconcilie finalement avec le Mapai en 1968 (mais sans Ben Gourion).
En 1969, Peres est à nouveau nommé ministre et, en 1970, il devient ministre des transports et des communications. En 1974, après une période comme ministre de l'information, il est nommé ministre de la défense dans le gouvernement de Yitzhak Rabin.
Bien qu'il n'ait jamais mené le parti travailliste à une victoire aux élections, Shimon Peres a occupé le poste de premier ministre par deux fois : une première fois de 1984 à 1986 dans le cadre d'une rotation liée à l'accord avec le Likoud d'Yitzhak Shamir, et une seconde fois entre 1995 et 1996, en remplacement du premier ministre Yitzhak Rabin assassiné.
En 1994, suite aux accords d'Oslo, Shimon Peres se voit décerné le prix Nobel de la paix avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat.
Peres est battu aux élections de 1996 par Benjamin Netanyahou et le Likoud. Shimon Peres continue d'agir en tant qu' « ambassadeur » non officiel d'Israël (même lorsqu'il est dans l'opposition), grâce au prestige et au respect dont il jouit dans l'opinion publique internationale et dans les cercles diplomatiques. Il s'efforce de contrecarrer l'activité de propagande des cercles internationaux pro-palestiniens.
En 1997, il fonde le « centre Peres pour la paix ». Peres reste un défenseur résolu des accords d'Oslo et de l'autorité palestinienne depuis le début, en dépit des deux Intifadas.
Il revient à un poste ministériel dans le gouvernement Sharon. Il défend le droit pour Israël à une politique de sécurité, répond aux critiques internationales contre la "barrière de sécurité" élevée par l'État israélien.
Il soutient la politique d'Ariel Sharon dans sa volonté d'utiliser les forces armées israéliennes pour contrecarrer la "guerre de la terreur", engendrée par les nombreux martyrs palestiniens transformés en bombes humaines, et pour déraciner l'infrastructure politique et militaire du terrorisme palestinien et de ses réseaux. Il a très longtemps tardé à admettre l'idée d'un État palestinien souverain et ne reconnaît pas le fait de l'occupation israélienne, restant sur la position officielle ("territoires disputés"), ni l'idée d'un retrait de la totalité des territoires occupés.
En 2005, Peres est battu à l'élection interne du parti travailliste qui désigne Amir Peretz comme son nouveau dirigeant. Celui-ci précipite des élections législatives anticipées en annonçant le départ des travaillistes de la coalition composée par Ariel Sharon.
Le 5 janvier 2006, moins de 24 heures après l'hospitalisation du Premier ministre Ariel Sharon suite à une "grave" hémorragie cérébrale, un des responsables du parti Kadima affirme sous certaines conditions que Shimon Peres devrait être nommé Premier ministre. Il annonce sur Channel 1, le 9 janvier, qu'il n'a pas l'intention de redevenir Premier ministre, même si cela lui était proposé.
Par contre, Shimon Peres devient le numéro 2 (derrière Ehud Olmert) de Kadima, le parti à vocation centriste créé par Sharon pour préparer les élections anticipées de mars 2006. Le 15 janvier, il démissionne de son poste de député pour lever les obstacles juridiques à la poursuite de sa carrière au sein de Kadima.
Après la victoire de Kadima en 2006, il devient Vice-premier ministre du gouvernement de coalition que Ehud Olmert forme avec l'ancien parti de Peres (travaillistes). Il a également le porte-feuille de ministre du développement régional chargé de la Galilée et du désert du Néguev.
Le 13 juin 2007, candidat de Kadima, soutenu par le premier ministre Ehud Olmert, il arrive en tête du premier tour de scrutin organisé au Parlement pour élire son président. Il obtient 58 voix, contre 37 pour Reuven Rivlin, du Likoud et 21 pour Colette Avital du Parti travailliste. Aucun des trois candidats n'ayant obtenu la majorité absolue de 61 voix requise pour être élu dès le premier tour. Dès l'annonce des résultats, ses deux concurrents se retirent de la course laissant la voie libre au vice-premier ministre. Un second tour a ensuite eu lieu, le même jour, et l'a déclaré président par 86 voix contre 23 (sur 120 députés à la Knesset). Il devient le 9e Président de l'État d'Israël.
|
|
|