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Qin, dynastie impériale chinoise (221-207 av. J.C.) à l'origine de l'unification de la Chine et de la fondation de l'Empire chinois.
La dynastie tira son nom de l'État occidental de Qin, qui mit fin au règne de la dynastie des Zhou. Le souverain du royaume de Qin conquit et annexa brutalement tous les royaumes de Chine : les armées de Qin s'emparèrent du Sichuan, du Yunnan et du Guizhou, au sud, faisant campagne jusqu'au fleuve Rouge, et atteignirent Lanzhou et la Corée au nord.
En 221 av. J.C., le souverain prit le nom de Shi Huangdi (« Premier auguste souverain »). Il unifia cet immense Empire, en introduisant, au fur et à mesure des annexions, le découpage administratif des territoires dépendant directement du gouvernement central, en organisant militairement les familles paysannes. Ces réformes furent conseillées par Li Si, un adepte de la philosophie du légisme, ancien disciple du philosophe Han Fei. Le pays fut divisé en trente-six (plus tard, quarante-deux) provinces gouvernées par des fonctionnaires nommés par le pouvoir central : le mérite remplaça alors les liens familiaux comme principale compétence. La noblesse féodale traditionnelle dut quitter ses terres pour s'installer dans la capitale. Les poids, les mesures, la monnaie, le diamètre des essieux et la langue chinoise écrite furent unifiés à travers tout l'Empire. Le succès de ces réformes fut menacé par l'aspect tyrannique et totalitaire de la philosophie d'État que fut le légisme : en 213 av. J.-C., les livres de toutes les écoles de philosophie furent brûlés, à l'exception de ceux de la bibliothèque impériale ; des milliers d'érudits dissidents furent enterrés vivants ou contraints de travailler à la Grande Muraille dont la construction fut entreprise par Shi Huangdi afin de protéger les frontières nord de l'Empire.
Shi Huangdi mourut dans l'est de la Chine en 210 av. J.C. et se fit enterrer dans le vaste mausolée de Lintong, non loin de l'actuelle Xi'an. Le deuxième empereur Qin, intronisé sous le nom de Er Huangdi, ne put éviter l'écroulement de l'Empire : en 210 av. J.C., les premières révoltes anti-Qin, provoquées par les taxes énormes et la conscription, ainsi que par le ressentiment des royaumes conquis comme le royaume Chu dans le Sud, éclatèrent. L'Empire se fragmenta rapidement avant d'être réunifié, en 202 av. J.C., par Liu Bang, qui sous le nom d'empereur GaoZu (Kao Tsu), fonda la dynastie Han. |
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221 avant J.C. - 210 avant J.C |
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Qin Shi Huangdi
Né en 259 av. J.C. - mort en 210 av. J.C
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En 246 av. J.-C., il monta, sous le nom de Ying Zeng, sur le trône de l'État féodal des Qin. Poursuivant les efforts de ses prédécesseurs, Zeng, en une dizaine d'années de campagnes, assujettit successivement les autres États féodaux de Chine, les royaumes de Han (230), de Zhao (228), de Wei (225) et enfin de Qi (221). En 221 av. J.-C., il se déclara seul maître de la Chine et prit le titre de Shi Huangdi (« Premier Auguste Souverain »). Il s'attela alors à l'unification politique et administrative de son empire, dorénavant administré par un gouvernement central : les territoires conquis furent découpés en circonscriptions (36 puis 42 provinces) placées chacune sous la férule d'un gouverneur nommé par l'empereur et régies par des lois identiques, la noblesse des anciens États étant contrainte de s'installer dans la capitale. Shi Huangdi standardisa aussi les poids et mesures, l'écartement des essieux de voiture et unifia l'écriture, sur les conseils du ministre d'État Li Si, qui avait étudié avec Han Fei et qui était un partisan de la philosophie totalitaire légiste. En 213 av. J.-C., il décréta que tous les livres non conformes aux théories qin sur l'histoire et la philosophie devaient être brûlés. L'empereur centralisa également l'économie et la défense, fit construire des routes et des canaux. Pour protéger le pays de l'invasion des nomades xiongnu, il poursuivit les grands travaux défensifs entamés par les royaumes de Yan, Zhao et Qin, entreprenant la construction de la partie principale de la Grande Muraille de Chine, et recourant pour ce faire au travail des esclaves et des conscrits. Parallèlement à ces travaux d'unification et de consolidation, Shi Huangdi mena plusieurs offensives, contre les Xiongnu et, vers le nord-est, en Corée et en Mandchourie.
S'il conserva une réputation de tyran sanguinaire, Shi Huangdi n'en créa pas moins un État dont la structure servit de base à la Chine impériale jusqu'à sa disparition en 1911. L'excavation de sa tombe, un gigantesque complexe de vastes chambres souterraines encerclant un immense tumulus situé près de Xi'an, a permis jusqu'à présent la mise au jour d'une armée de plus de 6 000 statues en terre cuite d'hommes et de chevaux grandeur nature. |
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