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1911 - 1993 |
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1911 - 1920 |
Le très hononorable sir Robert Laird Borden
26 juin 1854 à Grand-Pré (Nouvelle-Écosse)
Avocat
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Né à Grand Pré (Nouvelle-Écosse). Il étudia le droit à Halifax et devint un influent avocat de droit constitutionnel en Nouvelle-Écosse. En 1896, il fut élu à la Chambre des communes canadienne comme conservateur et devint chef de l'opposition conservatrice en 1901. Borden fut élu Premier ministre du Canada en 1911 et commença à revoir la politique du gouvernement pour satisfaire aux besoins de la nouvelle société industrielle du pays. Pendant la Première Guerre mondiale, son gouvernement apporta le soutien énergique du Canada aux efforts des alliés et arriva à faire entendre la voix des nations membres du Commonwealth lors des prises de décisions politiques britanniques. C'est surtout grâce à ses efforts que le Canada s'assura un siège indépendant à la Ligue des nations. En 1917, Borden apporta son soutien à la loi sur le service militaire instituant la conscription, qu'il jugeait nécessaire à l'effort de guerre. La mesure buta sur l'opposition des Canadiens francophones et contribua au renforcement de l'antagonisme entre ceux-ci et les anglophones. Borden forma un gouvernement de coalition en 1917 et resta Premier ministre jusqu'à ce que des problèmes de santé le contraignent à démissionner en 1920.
En tant que Premier ministre, Borden participa à la conférence sur la guerre à Londres en 1917 et à la conférence de la paix à Paris en 1919 et 1920, qui ratifiait le traité de Versailles et mettait ainsi fin à la Première Guerre mondiale. Il représenta également le Canada à la conférence de Washington sur le désarmement naval (1921-1922). |
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1920 - 1921 |
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Le très honorable Arthur Meighen
Né le 16 juin 1874 à Anderson, Ontario, Canada - Décédé le 05 août 1960 à Toronto, Ontario, Canada d'une insuffisance cardiaque
Avocat
1913 - 1915 : Solliciteur général du Canada
1915 - 1917 : Solliciteur général du Canada
1917 : Ministre des Mines
1917 : Secrétaire d'État du Canada
1917 : Solliciteur général du Canada (intérimaire)
1917 - 1920 : Surintendant général des Affaires indiennes
1917 - 1920 : Ministre de l'Intérieur
1919 - 1920 : Ministre des Mines
1920 - 1921 : Secrétaire d'État aux Affaires extérieures
1926 : Secrétaire d'État aux Affaires extérieures
1926 : Président du Conseil privé
1932 : 1935 Ministre sans portefeuille
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1921 - 1930 |
Le très honorable William Lyon Mackenzie King
Né le 17 décembre 1874 à Berlin(Kitchener), Ontario, Canada - Mort le 22 juillet 1950 dans le Comté de Wright, Québec, Canada d'une pneumonie
Spécialiste du domaine du travail, fonctionnaire principal, gentilhomme, journaliste, rédacteur, avocat, auteur
C'est King qui fut le plus longtemps Premier ministre de tout le Commonwealth
1909 - 1911 : Ministre du Travail
1921 - 1926 : Secrétaire d'État aux Affaires extérieures
1921 - 1926 : Président du Conseil privé
1926 - 1930 : Secrétaire d'État aux Affaires extérieures
1926 - 1930 : Président du Conseil privé
1935 - 1946 : Secrétaire d'État aux Affaires extérieures
1935 - 1948 : Président du Conseil privé
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William Lyon Mackenzie King, C.P., O.M., C.M.G., B.A., M.A., A.M., LL.B., Ph.D , fut le dixième premier ministre du Canada du 29 décembre 1921 au 28 juin 1926, du 25 septembre 1926 au 7 août 1930, et du 23 octobre 1935 au 15 novembre 1948. Totalisant plus de 21 ans, King fut celui qui occupa le plus longtemps le poste de premier ministre dans l'histoire du Commonwealth.
Il est généralement connu soit sous son nom complet, soit sous le nom de Mackenzie King (Mackenzie était un de ses prénoms, et non une partie de son nom de famille). Pendant sa carrière publique, on ne l'appelait jamais simplement "William King".
King est né à Berlin, Ontario (aujourd'hui Kitchener). Le petit-fils de William Lyon Mackenzie, meneur de la rébellion du Haut-Canada en 1837, King obtint cinq diplômes universitaires. Il en obtint trois de l'Université de Toronto ; après des études à l'Université de Chicago, il transféra à l'Université Harvard où il décrocha un Master of Arts en économie politique en 1898 et un Ph.D. en 1909.
Il fut élu pour la première fois au parlement sous la bannière du Parti libéral du Canada lors d'une élection partielle en 1908, et il fut réélu lors d'une autre élection partielle en 1909, après avoir été le premier à être nommé ministre du travail. Il perdit son siège à l'élection de 1911, quand les conservateurs l'emportèrent sur les libéraux.
Suivant sa défaite, il travailla aux États-Unis pour la famille Rockefeller. Il revint au Canada pour se porter candidat à l'élection de 1917, qui fut jouée principalement sur la question de la conscription, et fut défait de nouveau à cause de son opposition à la conscription, appuyée par une majorité de canadiens anglais.
En 1919 il fut élu chef des libéraux et revint au parlement à l'occasion d'une élection partielle. Il demeura en poste comme chef libéral jusqu'en 1948. En 1921 son parti remporta les élections face aux conservateurs d'Arthur Meighen et il devint le premier ministre.
Durant son premier mandat, il fut opposé par le Parti progressiste du Canada, qui n'appuyait pas les tarifs douaniers. King déclencha une élection en 1925 ; les conservateurs remportèrent le plus grand nombre de sièges, mais pas assez pour détenir une majorité parlementaire à la Chambre des communes. King s'accrocha au pouvoir avec l'appui des progressistes. Toutefois, son deuxième mandat à peine entamé, un scandale de pot-de-vin fut révélé au sein du département des douanes, ce qui transféra une bonne partie de l'appui populaire aux progressistes et au conservateurs. Il y eut beaucoup de pression pour que King démissionne.
Le premier ministre demanda au gouverneur général, Lord Byng, de dissoudre le parlement et déclencher une autre élection. Byng refusa, la seule fois dans l'histoire canadienne que le gouverneur général ait exercé ce pouvoir. King démissionna, et Byng demanda a Arthur Meighen de former un nouveau gouvernement. Quand le gouvernement de Meighen fut défait aux communes peu de temps après, Byng se résigna à déclencher une élection : en 1926, les libéraux de King furent reconduits au pouvoir. Un des arguments principaux de sa campagne était le fait que Byng était un lord britannique et non un citoyen canadien ; King promit de corriger la situation.
Durant son deuxième mandat, King introduisit les pensions de retraite. En février 1930, il nomma Cairine Wilson, qu'il connaissait personnellement, au Sénat du Canada. Elle fut la première femme sénateur dans l'histoire du Canada.
King fut défait lors des élections de 1930 par les conservateurs de Richard Bedford Bennett. Malheureusement pour ce dernier, c'était le début de la grande dépression et King reprit les rênes en 1935. Le pire de la crise était passé et il fit adopter des lois pour créer des programmes sociaux comme ceux concernant le logement. Son gouvernement créa également la Société Radio-Canada en 1936, la compagnie aérienne Trans-Canada Airlines (le précurseur d'Air Canada) en 1937 et l'Office national du film du Canada en 1939.
King espérait que le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale puisse être évité, et il appuyait la stratégie britannique de conciliation. Il avait rencontré Hermann Göring et Adolf Hitler, qu'il jugeait être un homme raisonnable qui avait soin de son prochain, travaillant à améliorer son pays durant la dépression. Il confia à son journal intime qu'il croyait que "Hitler pourrait bien un jour être vu comme un des sauveurs du monde" et déclara à une délégation juive que la "Kristallnacht" pourrait bien être une bénédiction.
Une telle ignorance donna un ton assez dur aux actions du gouvernement de King ; alors que la situation devint de plus en plus intenable pour les populations juives d'Europe durant l'holocauste, le gouvernement refusa d'admettre de grands nombres d'immigrants juifs. Cette attitude fut exprimée par un fonctionnaire qui, lorsqu'on lui demanda combien de juifs seraient permis d'entrer au Canada suivant la deuxième guerre, répliqua : "Aucun, c'est déjà trop." (None is too many.) Cette phrase fut reprise pour le titre d'un livre d'histoire célèbre qui dénonçait la politique d'immigration canadienne anti-sémite durant cette période. Un exemple est le paquebot St. Louis, qui transportait 907 personnes juives qui essayaient d'échapper aux évènements en Europe. Des 907 personnes sur le vaisseau, aucun ne fut admise au Canada. Quarante-quatre personnalités canadiennes connues, incluant des professeurs, des éditeurs et des industrialistes plaidèrent pour que King leur accorde l'asile, mais King se refusa à les entendre.
King réalisa la nécessité de la Seconde Guerre mondiale avant l'invasion de la Pologne par Hitler en 1939. Mais contrairement à la Première Guerre mondiale, lorsque le Canada participait automatiquement à la guerre dès que le Royaume-Uni s'était engagé, King affirma l'autonomie canadienne en attendant jusqu'au 10 septembre, quand un vote eu lieu à la Chambre des communes, avant d'appuyer la décision du gouvernement d'entrer en guerre. Pendant ce temps, le Canada pût acheter des armes aux États-Unis. Une fois avoir déclaré la guerre, le Canada ne pourrait plus acheter d'armes aux États-Unis, ces derniers ayant une politique leur interdisant d'armer les pays belligerants.
King promit de ne pas imposer la conscription, ce qui contribua à lui faire gagner les élections de 1940. Mais après la chute de la France, il passa une loi de conscription pour le service interne et l'appel aux volontaires pour le front. King cherchait à éviter une répétition de la crise de la conscription de 1917. Mais en 1942, l'armée faisait des pressions très fortes pour qu'il envoie des conscrits en Europe. Il organisa donc un référendum national cette même année, demandant à la nation de le relever de sa promesse faite durant la campagne électorale. Sa politique qu'il énonça était "la conscription si nécessaire, mais pas nécessairement la conscription."
Les Canadiens français, ainsi que certaines communautés germanophones, s'opposèrent massivement à la conscription, mais une majorité de canadiens anglophones donnèrent leur appui. En avril 1942, il fit passer la National Mobilization Act, pour organiser la conscription. Pendant les deux années suivantes, King essaya d'esquiver la question en utilisant une campagne de propagande vigoureuse pour recruter des volontaires après les pertes sévères lors du débarquement de Dieppe en 1942, en Italie en 1943 et la bataille de Normandie en 1944. À la fin de 1944 il décida finalement qu'il était nécessaire d'envoyer des conscrits en Europe, ce qui provoqua une brève crise politique. Heureusement pour lui, la guerre fut finie quelques mois plus tard. Sur les 16 000 conscrits, seuls 2 500 furent envoyés sur le front.
King fut extrêmement impopulaire parmi les militaires canadiens durant la guerre. Lors de ses apparitions dans les installations de l'armée canadienne en Grande-Bretagne (et, après le 6 juin 1944, en Europe), il fut invariablement accueilli par des huées et des sifflements.
Le traitement réservé au canadiens de race japonaise durant la guerre fut vivement critiquée dans les années qui suivirent. Au milieu de la guerre, des milliers de canadiens japonais furent déplacés de leurs résidences sur la côte du Pacifique et internés dans des camps et des bidonvilles plus à l'est, soi-disant pour éviter le danger d'espions japonais vivant au Canada. Aucune précaution similaire ne fut exécutée à l'endroit des canadiens-allemands, par contre. King ne fut pas le seul à forcer l'émigration des canadiens japonais ; le gouvernement des États-Unis mit en place un plan similaire durant la guerre. Toutefois, les canadiens japonais ne purent regagner leurs maisons après la guerre, contrairement aux américains japonais. De plus, les possessions de ces familles furent vendues aux enchères durant leur exil, leur laissant peu de raison de vouloir rester au Canada. On leur offrit donc l'option d'être "repatriés" au Japon, aux frais du gouvernement, au lieu de les ramener sur la côte ouest.
Durant toutes ses années au pouvoir, King transforma le Canada d'une colonie britannique avec un gouvernement responsable en une nation autonome au sein du Commonwealth. Durant l'affaire Chanak en 1922, King refusa d'appuyer les britanniques sans d'abord consulter le parlement, tandis que le chef conservateur, Arthur Meighen, était prêt à les appuyer. Les britanniques furent déçus par la réponse de King, mais c'était la première fois que le Canada avait affirmé son indépendance en termes de politique étrangère. Après l'affaire King-Byng, King se rendit à la conférence impériale de 1926 et plaida pour une plus grande autonomie pour les dominions. Ceci eut pour résulta la Déclaration Balfour de 1926, qui annonçait un statut égal pour tous les membres du Commonwealth, incluant le Royaume-Uni.
À l'approche de la guerre, King joua deux rôles. D'un côté, il promettait aux canadiens anglais que le Canada entrerait sans doute en guerre si l'Angleterre le faisait. De l'autre côté, lui et son lieutenant Ernest Lapointe rassuraient les canadiens français que le Canada ne participerait à la guerre que si c'était dans les meilleurs intérêts du pays. Avec ces deux messages, King mena tranquillement le Canada vers la guerre sans causer de tensions entre les deux plus grandes communautés linguistiques canadiennes. Comme une dernière mesure d'affirmation de l'autonomie canadienne, King s'assura que le parlement canadien fit sa propre déclaration de guerre une journée après les britanniques.
Le Parti libéral de Mackenzie King remporta les élections de 1945. Il avait été considéré comme un acteur mineur dans la guerre à la fois par le président américain Franklin D. Roosevelt et le premier ministre britannique Winston Churchill, malgré avoir obtenu que les chefs alliés se réunissent à Québec en 1943. Mais quand même, il trouvait que Roosevelt lui accordait plus d'attention en tant que chef allié que son homologue britannique Churchill.
King participa à la création de l'ONU en 1945. En 1948, il prit sa retraite après près de 22 ans comme premier ministre. Louis Saint-Laurent lui succéda en tant que chef du Parti libéral et premier ministre du Canada.
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1930 - 1935 |
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Le très honorable Richard Bedford Bennett
26 juin 1947 à Mickleham (Angleterre)
Avocat et Professeur
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Né à Hopewell Cape (Nouveau-Brunswick) en 1870, il fit ses études à l'université de Dalhousie (Halifax, Nouvelle-Écosse). Il exerça le droit en Alberta et entra dans la vie politique au Canada-Ouest. En 1911, il fut élu à la Chambre des communes comme représentant de Calgary. Par la suite, il occupa plusieurs postes politiques et prit la tête du parti conservateur en 1927.
Lorsque les conservateurs arrivèrent au pouvoir aux élections de 1930, Bennett devint Premier ministre. Il se vit immédiatement confronté aux énormes problèmes économiques de la grande dépression, conséquence de la crise de 1929 (1929-1933). Son administration essaya sans succès d'aider les agriculteurs et les chômeurs. De nouveaux programmes furent nécessaires pour stimuler l'économie, mais les hésitations et les dissensions du parti rendirent inefficace toute mesure de ce type. Le gouvernement de Bennett réussit toutefois à instituer des lois sur les accidents du travail et le salaire minimum. Le parti fut battu lors de l'élection générale de 1935. Bennett resta le chef du parti conservateur jusqu'en 1938 et se retira de la vie politique l'année suivante. Il s'installa ensuite en Angleterre où il reçut la pairie de Calgary, de Mickleham et de Hopewell en 1941. |
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1935 - 1948 |
Le très honorable William Lyon Mackenzie King
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1948 - 1957 |
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Le très honorable Louis Stephen St-Laurent
Né le 1er février 1882, mort le 25 juillet 1973
Avocat
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Né à Compton (province de Québec), il fit ses études au collège Saint-Charles et à l'université Laval (Québec). Il commença à exercer le droit dans la ville de Québec en 1905, devint professeur de droit à l'université Laval en 1914 et fut président de l'Association du barreau canadien de 1930 à 1932. Membre influent du parti libéral du Canada, il entra au gouvernement en 1941 comme ministre de la Justice et attorney général du cabinet libéral du Premier ministre William Lyon Mackenzie King. Lors d'une élection partielle de 1942, Saint-Laurent fut élu à la Chambre des communes comme représentant de Québec-Est. Il conserva son siège après l'élection générale de 1945. La même année, il représenta le Canada à la conférence de San Francisco, où il joua un rôle important dans la création de l'Organisation des Nations unies (ONU) et en 1946, il conduisit la délégation canadienne à la première session de l'assemblée générale. En septembre 1946, il fut nommé secrétaire d'État chargé des affaires étrangères. Saint-Laurent prit la tête du parti libéral et devint Premier ministre en 1948 lorsque King partit en retraite. Il démissionna en 1957 à cause de la défaite du parti libéral aux élections générales.
En matière de politique étrangère, le gouvernement de Saint-Laurent associa les intérêts du Canada à ceux des États-Unis en soutenant la formation de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord fondée en 1949), l'action de l'ONU pendant la guerre de Corée (1950-1953) et en désapprouvant l'intervention israélo-anglo-française en Égypte suite à la nationalisation du canal de Suez (1956). Il fit beaucoup pour accroître le rôle du Canada sur la scène internationale. Sur le plan de l'intérieur, son administration favorisa l'expansion économique en encourageant une nouvelle vague d'immigration européenne et d'investissements américains ainsi qu'en donnant l'impulsion à des projets de construction du type de la voie maritime du Saint-Laurent (1954-1959) et de l'oléoduc transcanadien. Des changements constitutionnels importants furent aussi adoptés ; ainsi le mot « Dominion » ne qualifiait plus le Canada, et Terre-Neuve devenait la dixième province du pays en 1949 (puis Terre-Neuve-et-Labrador en décembre 2001). |
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1957 - 1963 |
Le très honorable John George Diefenbaker
Né le 18 septembre 1895, décédé le 16 août 1979
Avocat
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Né dans le comté de Grey (Ontario) le 18 septembre 1895, il fut diplômé de l'université de la province de Saskatchewan. Brillant avocat, il fut élu au Parlement fédéral comme conservateur en 1940. Réputé non-conformiste au sein de son propre parti, le Parti progressiste conservateur, il en prit finalement la direction en 1956. Aux élections générales de 1957, il battit le Parti libéral, qui avait été au pouvoir pendant vingt-deux ans et devint Premier ministre d'un gouvernement minoritaire. En 1958, de nouvelles élections donnèrent à son parti une écrasante majorité parlementaire.
Diefenbaker eut la malchance de gouverner le Canada pendant une période de forte récession économique et de chômage élevé. Malgré une politique agricole efficace et l'introduction de mesures importantes en matière de réformes sociales, il dut procéder à la dévaluation du dollar canadien. De ce fait, son gouvernement perdit la majorité parlementaire en juin 1962. Il mena une politique d'indépendance vis-à-vis des États-Unis en développant les échanges avec le Royaume-Uni. Il perdit les élections générales de 1963 alors qu'il engageait une controverse avec les États-Unis à propos des têtes nucléaires qui armaient les missiles livrés au Canada. Il resta à la tête de son parti jusqu'en 1967 et occupa son siège au Parlement jusqu'à sa mort. |
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1963 - 1968 |
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Le très honorable Lester Bowles Pearson
Né le 23 avril 1897 à Newtonbrook (aujourd'hui partie de Toronto)
Diplomate
Homme politique canadien, et prix Nobel de la paix (1957)
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Il fit ses études à l'université de Toronto et à l'université d'Oxford. En 1928, il rejoignit le département canadien des Affaires étrangères comme premier secrétaire. Ses missions à l'étranger l'amenèrent à Londres (Grande-Bretagne) et à Washington (États-Unis) où il fut ambassadeur de 1945 à 1946. Il rentra au Canada en 1946 et devint sous-secrétaire d'État chargé des Affaires étrangères ; puis en 1948, il fut nommé secrétaire d'État chargé des Affaires étrangères. Très rapidement, il formula des propositions en faveur d'une alliance occidentale qui trouva son apogée dans la formation de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Membre de la délégation canadienne aux Nations unies (ONU) de 1948 à 1957, Pearson fut président de la septième Assemblée générale de l'ONU (1952-1953).
Pearson reçut le prix Nobel de la paix en 1957 pour ses vues sur la politique internationale dans la période suivant la Seconde Guerre mondiale, et surtout pour son plan qui aboutit à la mise en place d'une force d'urgence de l'ONU pendant la crise du canal de Suez en 1956. En 1958, il fut choisi pour assurer la direction du Parti libéral du Canada. Lors des élections de 1963, le Parti libéral remporta la majorité et Pearson devint Premier ministre. Pendant son administration, il y eut la mise en place d'un programme de soins médicaux et l'adoption du nouveau drapeau canadien à la feuille d'érable rouge. Cette période fut néanmoins troublée par les aspirations séparatistes francophones du Québec et par la guerre du Viêt Nam engagée par les États-Unis. Pearson se retira du pouvoir en avril 1968 et fut remplacé par Pierre Elliot Trudeau. Plus tard en 1968, Pearson fut nommé à la tête d'une commission parrainée par la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement pour étudier et planifier l'avenir de l'aide économique aux pays en voie de développement. Parmi ses œuvres, on peut citer Paix dans la famille de l'homme (1969), une série de conférences sur les relations internationales. Il est mort à Ottawa (Ontario) le 27 décembre 1972. |
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1968 - 1979 |
Le très honorable Pierre Elliott Trudeau
Né le 18 octobre 1919 à Montréal (province de Québec) - Décéde le 28 septembre 2000 à Montréal (Québec)
Avocat et Professeur
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Pierre Elliott Trudeau fait ses études dans des institutions privées, puis obtient sa licence de droit à l’université de Montréal en 1943. Il s’inscrit par la suite à l’université Harvard où il obtient une maîtrise, et poursuit ses études en Europe à l'École des sciences politiques de Paris et à la London School of Economics. Une fois ses études achevées, il parcourt l’Europe et l’Asie. Dès son retour au Canada en 1949, il marque un intérêt particulier pour les réformes gouvernementales du Québec. En 1950, il collabore à la création d’un périodique de centre gauche intitulé Cité libre. À partir de 1961, Trudeau enseigne le droit à l’université de Montréal en tant que maître de conférences. Quatre ans plus tard, il remporte un siège à la Chambre des communes canadienne comme membre du Parti libéral. En 1966-1967, il occupe le poste de secrétaire parlementaire auprès du Premier ministre Lester Bowles Pearson et, en 1967, il est nommé ministre de la Justice et attorney général du Canada.
Lorsque Pearson annonce son retrait de la vie politique en 1968, Trudeau prend officiellement ses fonctions de Premier ministre et, trois jours plus tard, demande au gouverneur général la dissolution du Parlement. Conforté dans ses choix par les électeurs lors des élections générales de juin, il répond aux attentes des francophones en légiférant, dans les régions où le nombre de francophones dépasse le seuil de 10 p. 100 de la population, sur tout un train de mesures en faveur du bilinguisme, tant dans l’enseignement et l’administration que dans la justice. En revanche, défenseur intrépide du fédéralisme, il s’oppose au séparatisme québécois tout en conduisant une politique d’indépendance vis-à-vis de son puissant voisin, les États-Unis, et en militant pour que le Canada assure lui-même le contrôle plein et entier de sa propre économie. Bien que les libéraux perdent la majorité parlementaire aux élections de 1972, Trudeau conserve son poste de Premier ministre à la tête d’une coalition instable, mais il renforce très vite sa position en menant son parti à une victoire décisive aux élections de 1974.
Lorsque le Parti québécois indépendantiste arrive au pouvoir en 1976, Trudeau propose des changements constitutionnels afin de préserver l’unité du Québec. Mais, comme lors d’autres tentatives similaires, ses efforts se heurtent à l’opposition des provinces. Ayant perdu les élections en 1979, il annonce sa démission de la tête du parti mais accepte tout de même de rester en place lorsque le gouvernement conservateur est renversé un peu plus tard dans l’année, après six mois d’exercice. En 1980, Trudeau mène une nouvelle fois les libéraux à la victoire et retrouve alors son poste de Premier ministre.
Les efforts de Trudeau pour le « rapatriement » de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, qui a servi de base à la Constitution canadienne, et pour l’ajout à celui-ci d’une Déclaration des droits et des libertés, portent leurs fruits en avril 1982 quand la reine Élisabeth II signe l’Acte constitutionnel de 1982, qui entérine l’indépendance complète du Canada par rapport au Parlement britannique. Reste toutefois à rallier le Québec, ce qui se fait en deux temps : d’abord par l’accord du lac Meech (1987), puis par celui de Charlottetown (1992). En février 1984, Trudeau annonce sa démission prochaine et demande au Parti libéral de lui choisir un successeur. Réunis en convention, les libéraux élisent John Napier Turner le 16 juin : Trudeau lui cède officiellement le pouvoir le 30 juin. |
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1979 - 1980 |
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Le très hononorable Charles Joseph (Joe) Clark
Né le 5 juin 1939 à High River (Alberta)
Avocat
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Né à High River (Alberta), il fit ses études à l'université d'Alberta où il enseigna, par la suite, les sciences politiques. Il s'engagea très tôt dans la politique locale et fut élu au Parlement canadien en 1972. En 1976, il devint leader national du Parti progressiste conservateur. Lorsque son parti remporta l'élection générale de 1979, Clark devint le plus jeune Premier ministre de l'histoire canadienne. Cependant, les critiques suscitées par l'austérité de sa politique économique aboutirent au rejet de son budget en décembre 1979 et il fut contraint de démissionner. Lorsque les conservateurs perdirent les élections au profit des libéraux en février 1980, sa position de chef de parti s'effrita. Lors d'une convention du parti tenue en juin 1983, il laissa son poste à Brian Mulroney. |
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1980 - 1984 |
Le très honorable Pierre Elliott Trudeau
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1984 |
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Le très honorable John Napier Turner
Né le 7 juin 1929 à Richmond, Surrey (Angleterre)
Avocat
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Né en Grande-Bretagne, il vint au Canada avec sa mère en 1931. Il fit ses études à l'université de Colombie-Britannique, à l'université d'Oxford et à Paris.
Élu député libéral en 1962, Turner occupa dans le cabinet de Pierre Elliott Trudeau les fonctions de ministre de la Justice (1968-1972) puis de ministre des Finances (1972-1975) ; il se retira à la suite d'un désaccord sur la politique économique et reprit alors la profession d'avocat d'affaires. Après la démission de Trudeau, en février 1984, il lui succéda à la tête du Parti libéral et devint Premier ministre de juin à septembre. Il abandonna la direction du Parti libéral en 1989. |
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1984 - 1993 |
Le très honorable Martin Brian Mulroney
Né le 20 mars 1939 à Baie-Comeau (Québec)
Avocat
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Mulroney s’intéresse à la politique et milite pour le Parti progressiste conservateur (PPC) lorsqu’il est étudiant à l’université Saint-François-Xavier d’Antigonish (Nouvelle-Écosse). Après avoir obtenu son diplôme de droit à l’université Laval, il devient avocat, spécialiste en droit du travail. Il arrive pour la première fois sur le devant de la scène vers 1975 lors de l’enquête qu’il mène au sein d’une commission (Cliche) sur la corruption dans l’industrie du bâtiment au Québec. En 1976, face à Joseph Clark, il ne parvient pas à prendre la direction de son parti et retourne dans les affaires, à la tête de l’Iron Ore Company du Canada (1977-1983).
En juin 1983, il devient enfin chef du Parti conservateur. Au mois d’août suivant, Mulroney obtient un siège au Parlement lors d’une élection partielle et mène les conservateurs à une victoire écrasante aux élections générales de septembre 1984. Dix-huitième Premier ministre du Canada, il signe un accord de libre-échange avec les États-Unis en janvier 1988 et remporte de nouveau les élections au mois de novembre suivant. Il passe un autre accord de libre-échange, Accord de libre-échange nord-américain (Alena), qu’il signe en décembre 1992, avec les États-Unis et le Mexique. Il déploie aussi beaucoup d’énergie en faveur de son projet de réforme de la Constitution visant à accroître les pouvoirs des provinces, à redéfinir les rapports entre Ottawa et les provinces, à octroyer des terres aux Amérindiens et aux Inuits, et surtout à favoriser la réintégration politique du Québec, définie comme « société distincte » lors de l’accord du lac Meech en 1987. Destiné à rallier le Québec à l’entente constitutionnelle de 1982, cet accord n’est pas ratifié par les divers parlements canadiens lors de l’échéance de 1990. Un nouveau projet d’accord, préparé à Charlottetown et soumis à la population canadienne, est rejeté lors d’un référendum tenu le 26 octobre 1992. Mulroney ne peut d’autre part juguler la crise économique qui frappe le pays. En 1993, il annonce son retrait de la vie politique. Kim Campbell lui succède au poste de Premier ministre ainsi qu’à la tête du Parti conservateur le 25 juin 1993. |
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Juin à Novembre1993 |
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La très honorable A. Kim Campbell
Née le 10 mars 1947 à Port Alberni, en Colombie-Britannique
Enseignante
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19e Premier ministre du Canada (1993) et première femme à occuper ce poste. Née à Porth Alberni (Colombie-Britannique), April Phaedra, dite Kim, Campbell obtint son diplôme de sciences politiques à l'université de Colombie-Britannique, puis elle poursuivit ses études à la London School of Economics (LSE) en Angleterre. Kim Campbell enseigna pendant six ans avant de revenir à l'université de Colombie-Britannique pour y préparer une licence de droit, qu'elle obtint en 1983. Elle remporta un siège à la Chambre des communes canadienne comme membre du Parti progressiste conservateur en 1988. Le Premier ministre Brian Mulroney la choisit comme ministre d'État chargé des affaires indiennes et du Nord-Canada (1989), ministre de la Justice (1989-1992) et ministre de la Défense (1992-1993). À la suite de la démission de Mulroney en juin 1993, Kim Campbell battit Jean Charest, ministre de l'Environnement, pour devenir chef du Parti progressiste conservateur et nouveau Premier ministre. Après 134 jours de pouvoir, le gouvernement Campbell tomba à la suite de la victoire du Parti libéral aux élections générales d'octobre 1993. Quelques mois plus tard, elle démissionna de la tête du Parti progressiste conservateur. |
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