Le Texas s'étend depuis la frontière mexicaine, au sud-ouest, marquée par le cours du Rio Grande jusqu'à la limite occidentale de la Louisiane qui inclut le delta du Mississippi ; au nord-est, sa frontière coïncide en partie avec le tracé de la Red River.
Au nord-ouest, il atteint les derniers plateaux au sein desquels se ramifient les prolongements des montagnes Rocheuses qui, dans les monts Guadalupe et Davis, d'orientation sensiblement nord-nord-ouest - sud-sud-est, dépassent encore 2 600 mètres et dominent les plateaux du Llano Estacado, au nord, et de Stockton, au sud.
En contrebas, le plateau Edwards coïncide avec les terrains du Crétacé inférieur et moyen, plissés et nivelés, et tombe par un escarpement marqué sur les plaines qui bordent la partie occidentale du golfe du Mexique et se composent de terrains du Crétacé supérieur et du Tertiaire inclinés vers le Golfe.
On distingue trois bandes parallèles : des cuestas de grès dont l'escarpement, au pied duquel jaillissent des sources, est tourné vers le nord-ouest et porte des lignes de forêts ; des collines et des plaines s'inclinant vers le Golfe et constituées par d'anciens cônes alluviaux entaillés en terrasses par les rivières actuelles qui y déblaient des bassins plus ou moins larges, couverts d'alluvions fertiles, les bottoms, où se sont installées les villes et les cultures : on peut citer ceux de Waco, de Dallas, de la vallée moyenne de la Red River. Enfin, la côte elle-même est très basse, formée d'une succession de lagunes séparées de la mer par de longs cordons littoraux sablonneux, rectilignes et désolés.
Tout comme le relief, le climat se caractérise par des variations d'est ou d'ouest. Près de la frontière avec la Louisiane, les pluies sont très abondantes (1,40 m à 1,90 m par an), favorisant la croissance d'une forêt vigoureuse.
À mesure que l'on se dirige vers l'ouest, les précipitations diminuent et ne sont plus que de 75 centimètres près de la vallée du Rio Grande : c'est le domaine de la forêt de chênes à petites feuilles, coupée de vastes clairières. Sur les plateaux de l'ouest, on passe même rapidement aux grandes étendues herbeuses.
En effet, si l'hiver n'est pas très rigoureux (il ne gèle pratiquement pas dans la plaine côtière), la chaleur de l'été est forte et, jointe à la nature calcaire des sols, elle explique l'aridité presque totale des plateaux intérieurs où, en dehors des principales rivières, on ne trouve que des vallées rarement drainées.
Ces conditions générales imposent certaines caractéristiques à la vie agricole : une intense érosion des sols ravage de vastes régions ; l'élevage extensif est l'activité la mieux adaptée à de grandes parties de l'intérieur ; dans les bassins et au voisinage des vallées, l'irrigation permet des récoltes exceptionnelles.