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| Les Espagnols, qui occupent la baie de San Francisco de 1775 à 1821, y fondent des missions, communautés franciscaines organisées autour d'un cloître, des presidios, ou forts militaires, et des pueblos, villages construits par les colons. Dans les trois cas, il s'agit le plus souvent de constructions en adobe d'un ou deux étages. C'est le caractère «provincial» des missions, souvent laissées à l'abandon à la suite de leur sécularisation vers 1830, qui retiendra l'attention des architectes californiens à la fin du XIXème siècle. Le style Mission Revival emprunte aux établissements franciscains leurs volumes purs, animés par des pignons incurvés à effet de feston, leurs parois chaulées percées d'arches généreuses et leurs toits de tuiles rouges à faible pente. Ce style connaît son apogée entre 1905 et 1915, et essaime alors à travers les États-Unis. |
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| L'Adobe |
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Les Espagnols apportent en Californie une technique de maçonnerie originaire du Mexique, utilisant l'adobe des briques d'argile mêlée de paille séchées au soleil.
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| Les murs ainsi montés sont ensuite revêtus d'un enduit de chaux. |
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| Coupe d'un Bâtiment en adobe |
| Les ranches (voués à l'élevage bovin) de l'époque mexicaine pouvaient atteindre 20 000 ha. Cette vue en coupe permet d'appréhender la structure et l'organisation des rares bâtiments couverts qui se dressaient au centre de ces domaines. |
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| Le Style "Mission Revival" : La Gare de Burlingame |
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Édifiée en 1894, la gare de Burlingame, une commune résidentielle de la baie, est l'un des premiers édifices Mission Revival. Ce style, qui s'inscrit dans, un mouvement plus général de recherche d'une identité régionale, naît au moment où l'Etat de Californie s'efforce de promouvoir tourisme et développement urbain. Au début du XXème siècle, il est adopté pour des édifices publics, écoles et bibliothèques surtout, mais aussi pour des hôtels et des maisons individuelles.
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| Le Plan des Missions |
| Les missions étaient des centres actifs: les Indiens y étaient convertis puis baptisés et employés à des tâches agricoles.
La mission Dolorès, comme toutes les autres, réunissait un ensemble de bâtiments dont l'église et un cloître attenant, où les franciscains vivaient, un cimetière, mais aussi des jardins, les champs, des locaux agricoles (écuries, étables granges), de nombreux ateliers et les baraques les Indiens.
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| Mission San Francisco de Asis - Mission Dolorès - (1782-1791) |
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La mission Dolorès est l'édifice le plus ancien de la baie et le seul établissement espagnol qui subsiste à San Francisco. Le monastère et la grange ont, hélas, été démolis. L'église, dont les murs d'adobe ont plus de 1 m d'épaisseur, a été restaurée en 1920 par l'architecte Willis Polk. Coiffée d'un toit débordant et surmontée par une modeste croix, la façade est scandée de deux registres de colonnes. Les cloches sont directement logées dans les ouvertures ménagées dans le pignon. |
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| Campanile de Style "Mission Revival" |
| Inspiré des campaniles des premières missions, le campanile de Mills College fut construit en 1904, sur des plans de Julia Morgan, la première femme diplômée de l'école des beaux-arts de Paris. Il fut un exemple précoce des possibilités offertes par le béton armé, matériau nouveau à l'époque. |
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